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    Economie

    Rentrée scolaire: Les mille et un chantiers de cette année

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5585 Le 04/09/2019 | Partager
    Tronc commun, filières, examen final… La réforme du bac entamée
    Démarrage de la découverte des métiers à la 6e année du primaire
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    Ces dernières années, l’effectif des élèves augmente mais très légèrement (moins de 2%). Toutefois, depuis 2009, les écoles, collèges et lycées accueillent plus d’un million d’élèves supplémentaires

    La rentrée scolaire 2019-2020, prévue ce jeudi 5 septembre, est bien particulière. C’est la première depuis l’adoption de la loi-cadre sur l’enseignement, publiée au B.O du 28 août dernier. Mais c’est aussi une année charnière, pleine de défis, qui marquera le lancement de nombreux chantiers et projets.

    Cette année, les écoles primaires, qui viennent de changer de manuels de 3e et 4e année, entament la découverte des métiers pour les élèves de 6e année. La phase pilote a déjà été réalisée dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. Cela permettra de pousser les élèves à réfléchir très tôt à leur avenir, et à procéder à une orientation précoce. Les équipes de l’Education nationale travailleront sur la révision des manuels de la 5e et de 6e année. Ils achèveront ainsi la réforme des curricula du primaire, qui n’ont pas été modifiés depuis 2002.

    Au niveau du secondaire, la grande réforme en vue est sans doute celle du baccalauréat. Pour améliorer la «lisibilité» de ce diplôme, le ministère entend réduire les filières du bac. Elles devraient passer de 14 actuellement à 6, pour ne garder que les anciennes spécialités: Sciences maths, sciences expérimentales, sciences économiques, lettres, enseignement originel et sciences de l’ingénieur. Ce scénario devrait être validé. S’y rajoute la filière sport-études, qui démarre cette rentrée à Casablanca, Rabat et Tanger.

    Pour le bac pro en revanche, très demandé par les élèves, le département de Saaïd Amzazi prévoit d’élargir et de diversifier les filières, actuellement au nombre de 21.

    Au tronc commun du lycée, il s’agira de «redoser» la place de chaque matière, et de faciliter l’orientation. Cette phase devrait démarrer cette année. Il sera ensuite question de revoir, à partir de l’année prochaine, la place accordée aux épreuves (régionale et nationale) du bac, et au contrôle continu, pour adopter un nouveau format d’examen.

    Le portail d’orientation active des candidats au bac sera bientôt lancé. Il contiendra des informations sur l’offre de formation universitaire, et permettra aux élèves d’effectuer leur choix d’études, en fonction de leur profil, de leurs notes et de la capacité d’accueil des établissements universitaires.

    Le ministère s’attaquera, en outre, à la mise en œuvre des orientations royales pour la formation professionnelle. Avec le développement des cités des métiers et des compétences, en partenariat avec le monde économique et les régions, la révision des contenus, le renforcement de la formation par alternance, la diversification de l’offre de filières, la construction de nouveaux établissements… La tutelle poursuivra, également, la généralisation du préscolaire, initiée l’année dernière. Elle devrait être achevée d’ici à 2027. Côté infrastructures, quelque 100 écoles, collèges et lycées ont été réalisés chaque année depuis 2015. Cet effort devrait se poursuivre, avec un focus particulier sur les écoles communautaires en milieu rural. Amzazi s’est engagé à en bâtir 150 entre 2018 et 2021.

    La formation des enseignants, c’est l’autre priorité pour cette année scolaire. Le défi est de réussir à attirer plus de bacheliers vers les licences des sciences de l’éducation, et d’obtenir le budget nécessaire à la formation continue des profs déjà en exercice. Le ministère ambitionne de programmer 3 sessions de formation par an, pour un coût de 1,5 milliard de DH.

    Loi-cadre: 79 décrets à produire

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    La promulgation de la loi-cadre sur l’enseignement est un acquis indéniable. Mais elle ne pourrait être mise en œuvre sans décrets d’application. Et il y en a pas mal à produire! Au total, 79 décrets doivent être adoptés. Quelque 80 arrêtés doivent, en outre, être fixés, en plus de l’amendement de près de 6 lois. Un grand chantier pour le ministre de l’Education nationale, Saaïd Amzazi, pour les trois prochaines années.
    Le premier décret devrait être adopté la semaine prochaine. Il concernera la mise en place d’une commission chargée du suivi de la mise en application de la loi. La commission impliquera plusieurs départements ministériels. Le secrétariat permanent sera assuré par l’Education nationale.  

    Ahlam NAZIH

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