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    International

    Guerre commerciale: Gare aux lourdes retombées

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5583 Le 02/09/2019 | Partager
    Les effets sur l’économie mondiale se font d’ores et déjà sentir
    Le secteur automobile le plus pénalisé
    Coface maintient la note A4 attribuée au Maroc

    Les économistes et les marchés redoutent que l'escalade de la guerre commerciale mette un coup de frein à la croissance mondiale. Entre-temps, des responsables américains et chinois du commerce poursuivent leurs négociations pour régler leurs différends sur les droits de douane.

    Pékin et Washington sont engagés depuis plus d'un an dans un bras de fer commercial à base de surtaxes réciproques. Ils s'appliquent à plus de 360 milliards de dollars d'échanges commerciaux annuels et qui frappent durement les entreprises des deux côtés du Pacifique. Lors de leur dernière négociation à Shanghai fin juillet, les deux pays étaient convenus de se revoir en septembre aux Etats-Unis pour tenter de trouver une issue à leur conflit.

    Plusieurs centaines d'entreprises et groupements professionnels américains ont pressé l'administration Trump de repousser l'imposition de nouveaux droits de douane sur les importations chinoises. Et pour cause, cela pourrait détruire des emplois et peser sur les consommateurs.

    Le conflit commercial risque de faire dérailler la croissance mondiale. Le repli du commerce se confirme en cette première moitié d’année. Et même si une légère reprise est attendue pour le deuxième semestre, il devrait, sur l’année, subir une perte de volume de 0,7%, selon les prévisions de Coface (Baromètre Coface, Les tensions commerciales reviennent sur le devant de la scène).

    La croissance de l’économie mondiale doit, elle, passer de 3,1% en 2018 à 2,7% en 2019 puis rester stable en 2020, tandis que l’indice Coface de risque politique reste à un niveau historiquement élevé. Dans ce contexte, les experts prévoient que plus de deux tiers des pays devraient enregistrer une hausse des défaillances d’entreprises cette année.

    Plusieurs secteurs sont ou seront pénalisés.  Automobile, métallurgie, distribution, habillement, nombreux sont les activités qui reflètent les vulnérabilités de l'économie mondiale. Au total, Coface déclasse 27 évaluations sectorielles ce trimestre (contre seulement 4 reclassements). Parmi elles, 13 concernent le secteur automobile (souvent pour la deuxième fois en six mois).

    Ce secteur est emblématique des difficultés actuelles de l’économie mondiale. Il est à la fois pénalisé par le ralentissement conjoncturel observé dans bon nombre de régions, par les risques politiques liés, notamment, au protectionnisme commercial et à des changements structurels liés à l’évolution des comportements de consommation (par exemple le taux d’équipement élevé des ménages chinois et les nouvelles réglementations anti-pollution en Europe).

    Les indicateurs de confiance dans de nombreux pays dans le monde sont en recul, en particulier dans les secteurs manufacturiers. C’est le cas en Allemagne où les indicateurs de confiance des entreprises tels que l’IFO sont, en juin, au plus bas depuis cinq ans. La production industrielle est en recul. Coface y prévoit une croissance économique de seulement 0,8% cette année (contre 1,5% l’année passée) et déclasse son évaluation pays de A1 à A2.

    rois économies qui en sont dépendantes sont aussi déclassées: la République tchèque, la Slovaquie (toutes deux de A2 en A3) et l’Autriche (de A1 en A2). Le risque entreprise augmente aussi en Islande (déclassé en A3). Au rayon des bonnes nouvelles, les entreprises en Ouzbékistan (de C en B) et au Kirghizstan (de D en C) profitent de la poursuite d’une relative ouverture politique et économique.

    A noter que le risque d’impayés des entreprises est resté stable au Maroc au 2e trimestre 2019. L’assureur-crédit Coface maintient la note du Royaume à A4 correspondant au niveau «convenable».

    Indicateurs

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    Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis vont contribuer au ralentissement de l’économie américaine.
    Coface s’attend à une croissance économique aux Etats-Unis, estimée à 2,5% pour cette année et 1,3% seulement en 2020, contre 2,9% en 2018.
    En Chine, la guerre commerciale a notamment entraîné un recul de ses exportations vers les Etats-Unis de 10% au cours des quatre premiers mois de l’année.
    Les incertitudes concernant l’issue des négociations et le climat de tensions que génère cette guerre commerciale continuent de peser sur le niveau de confiance des entreprises.

    Fatim-Zahra TOHRY

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