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    International

    Risques politiques élevés en Afrique

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5583 Le 02/09/2019 | Partager
    Algérie, Soudan… l’Afrique subsaharienne exposée à l’instabilité
    Le Maroc justifie son statut de «pays sûr», mais…

    Conflits, terrorisme, tensions sociales et politiques… Les maux qui ont secoué l’Afrique ces derniers mois vont continuer à fragiliser et déstabiliser le continent, prédit Coface dans son «Panorama des risques politiques: la température monte sur le continent africain». Après les printemps algérien et soudanais, il apparaît que «des mouvements de mobilisation pourraient voir le jour en Afrique subsaharienne».

    Alors que la pratique démocratique (du moins dans sa dimension électorale) s’est largement généralisée sur le continent africain depuis le début des années 1990, certains exemples récents, à commencer par la République démocratique du Congo (RDC), le Soudan et l’Algérie, démontrent que celle-ci ne s’accompagne pas nécessairement d’un cadre politique et institutionnel solide, les exposant à l’instabilité, expliquent les experts.

    Par ailleurs, comme l’ont notamment montré les évènements de 2011 en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, dans un contexte de progrès des instruments de la mobilisation (accès internet, pression démographique…), l’exaspération des populations alimentée par les pressions socioéconomiques (chômage et pauvreté endémique notamment) expose certains pays du continent à un risque d’instabilité future. Le classement du bloc des instruments de la mobilisation est dominé sur les 11 ans d’observation par les cinq pays d’Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Libye, Maroc et Tunisie).

    Sans nécessairement aboutir à des conflits de grande ampleur, comme en Libye, ou même à un changement de régime, un contexte socioéconomique fragile peut, à terme, provoquer des troubles susceptibles de générer, a minima, une incertitude de l’environnement politique.

    L’indice de fragilité politique et sociale indique que 10 pays (Angola, Cameroun, Djibouti, Egypte, Ethiopie, Mauritanie, Mozambique, Ouganda, RDC et Tchad) pourraient être ou continuer à être secoués par des troubles politiques. L’augmentation observée en matière d’instruments de la mobilisation est l’un des facteurs derrière l’intensification du risque et pourrait être une source potentielle de déstabilisation dans d'autres pays à plus long terme.

    Avec un score de 1%, le Maroc justifie son statut de «pays sûr» de la région. Toutefois, Coface note «qu’épargné par les attaques djihadistes depuis 2011, le Maroc pourrait néanmoins voir son score augmenter dans la prochaine édition de l’indice de risque terroriste après la mort de deux touristes scandinaves dans le Haut-Atlas au nom du groupe EI en décembre dernier».

    F. Z. T.

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