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    International

    L’ONU convoque un sommet sur le climat

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5582 Le 30/08/2019 | Partager
    Prévu le 23 septembre à New York pour un appel à l'action urgente
    Le message de Greta Thunberg, cette jeune militante
    Donald Trump le plus visé
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    La jeune suédoise (16 ans), militante de la lutte contre le changement climatique, Greta Thunberg est arrivée cette semaine à New York où elle participera le 23 septembre au Sommet de l’ONU pour le climat.

    Après sa traversée de l'Atlantique qui a duré 15 jours à bord du Malizia II (bateau neutre en émission de gaz à effet de serre et arborant le logo de l'action pour le climat), Greta a été accueillie devant la Statue de la liberté par 17 petits voiliers aux couleurs des 17 Objectifs de développement durable (ODD).

    A peine arrivée, la jeune égérie pour le climat a appelé le président américain Donald Trump à «écouter la science et l'humanité et à cesser de détruire la nature». «La bataille contre le changement climatique est une lutte à travers les frontières et les continents, afin de persuader le monde d'agir rapidement pour inverser la crise du climat et sauver la Terre», a insisté Greta Thunberg. Elle était au milieu de l’Atlantique lorsqu’elle a appris les incendies qui dévastent la forêt amazonienne, principalement au Brésil. «C’est tellement horrible. C’est difficile à imaginer. La guerre contre la nature doit cesser», a-t-elle déploré.

    A New York, la jeune militante pour le climat, participera à l'Assemblée générale des Nations Unies où elle prendra notamment part au sommet. Elle se rendra ensuite au Chili en décembre pour assister à la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP25). Après la COP21 et les accords de Paris organisés dans la capitale française en 2015, la COP22 s'est déroulée à Marrakech en 2016 où le Maroc a mis en valeur ses engagements pour le climat.

    Via son sommet, l’ONU cherche à concrétiser et accélérer les actions visant à mettre en œuvre l'accord de Paris sur le changement climatique. Représentants des gouvernements, secteur privé, société civile, collectivités locales et d’autres organisations internationales travailleront ensemble à l’élaboration de solutions ambitieuses. Celles-ci concernent plusieurs domaines (énergies renouvelables, réduction des émissions, infrastructures, agriculture et gestion durable des forêts et des océans, investissement dans l’économie verte…).

    Au sommet du G7 (tenu du 24 au 26 août à Biarritz en France), le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait rappelé des vérités. Le mois de juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré et les années 2015 à 2019 sont en passe d'être les cinq années où les températures ont atteint leur summum.

    Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), le niveau de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevé. Il faut remonter à 3 millions ou 5 millions d’années en arrière, pour retrouver des situations similaires. «A ce moment-là, le niveau de la mer était bien plus haut – de 10 à 20 mètres», a dit le Secrétaire général.

    Au Groenland, la deuxième plus grande calotte glaciaire du monde est en train de fondre de manière spectaculaire: «179 milliards de tonnes de glace ont fondu en juillet».

    Des engagements qui ne sont pas tenus

    Lors de la conférence de l’ONU sur le climat qui s’est tenue dans la capitale française en 2015 (COP21), les Etats se sont engagés à limiter la hausse des températures à moins de 3 degrés Celsius. «Des engagements qui ne sont pas tenus», a alerté António Guterres. «Aujourd'hui la science nous dit qu'il faut absolument restreindre à un degré et demi Celsius, la hausse des températures d’ici la fin du siècle. Pour cela, il nous faut une neutralité en carbone d’ici 2050 et une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45% d’ici 2030», a dit le Secrétaire général de l’ONU. Tout en rappelant les recommandations faites par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, cf. notre édition N° 5573 du 09/08/2019), il a aussi appelé à «taxer le carbone et pas les gens, à supprimer les subventions aux combustibles fossiles et à ne pas construire davantage de centrales au charbon après 2020…».

    Fatim-Zahra TOHRY

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