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    International

    Syrie: Moscou et Ankara accordent leurs violons

    Par L'Economiste | Edition N°:5580 Le 28/08/2019 | Partager
    Larges discussions entre Erdogan et Poutine
    En prélude d’un sommet prévu le 16 septembre à Ankara

    A Idleb, la Russie soutient une offensive du régime syrien pour reprendre le contrôle de cette région, stratégique pour la Turquie. Mais si, dans ce cas précis, les deux capitales soutiennent des camps opposés, Moscou et Ankara ont des intérêts mutuels à préserver. Le sujet devait être au coeur des discussions, mardi 27 août,  à Moscou entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue Vladimir Poutine. Ceci au moment où les deux pays jouent (avec l'Iran) un rôle de premier plan dans le conflit syrien depuis 2011.

    Après des mois de bombardements aériens menés par le régime de Bachar al-Assad et son allié russe, les forces gouvernementales ont amorcé le 8 août une progression au sol. Elles sont allées jusqu'à encercler vendredi dernier le principal poste d'observation établi par l'armée turque dans la localité de Morek, dans le nord de la province de Hama. Quelques jours plus tôt, des avions du régime avaient bombardé l'avant-garde d'un important convoi militaire dépêché par Ankara à Idleb, où il a été immobilisé.

    La Turquie et la Russie sont pourtant liées depuis septembre 2018 par un accord prévoyant à Idleb une «zone démilitarisée». Lequel devait garantir un arrêt des hostilités dans la région et séparer les secteurs sous contrôle du régime des zones des insurgés. Le sujet sera évoqué par les présidents russe et turc qui participeront aussi le 16 septembre à un sommet à Ankara avec le président iranien Hassan Rohani, autre allié du régime Assad. «L'effervescence diplomatique a donc repris, car la Turquie et la Russie restent conscientes qu'il n'y a pas d'alternative à un accord négocié», assurent des experts cité par AFP.

    Une révision de l'accord de septembre 2018 se profilerait. Certaines de ses dispositions n'avaient jamais été appliquées, comme la réouverture réclamée par le régime de deux autoroutes stratégiques, reliant la grande ville d'Alep (nord) à la capitale Damas, et à l'ouest du pays. Le régime a déjà commencé à redessiner les lignes de partage. Dans le sud d'Idleb, il a conquis la grande ville de Khan Cheikhoun, sur l'autoroute Damas-Alep. Il vise désormais Maaret al-Noomane, plus au nord.

    En janvier 2019, le président américain a appelé à la création d'une zone de sécurité en Syrie. La Turquie affirme être en mesure de l'établir seule. Fin juillet, ce pays a annoncé que des responsables militaires américains et turcs ont commencé à plancher sur la mise en place d'une telle zone dans le nord syrien.

    Le 6 août, le président Erdogan menace à nouveau de lancer une opération contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). Le lendemain, Ankara et Washington décident d'établir un centre d'opérations conjointes pour coordonner la création d'une zone de sécurité dans le nord de la Syrie. L'annonce intervient après d'intenses négociations entre Ankara et Washington, qui cherche à éviter une nouvelle opération militaire turque contre la milice kurde. Une délégation américaine arrive le 12 août en Turquie afin de travailler à l'ouverture du centre d'opérations.

    Des frappes israéliennes

    Sur un autre registre, l'armée israélienne a affirmé avoir bombardé samedi soir des cibles en Syrie voisine. C’est pour empêcher, selon elle, une attaque de drones contre son territoire orchestrée par la force Al-Qods, une unité d'élite des Gardiens de la révolution iranienne. Quelques heures après la frappe revendiquée par Israël en Syrie, le Hezbollah libanais a accusé l'Etat hébreu d'avoir mené une attaque au drone dimanche contre son bastion du sud de Beyrouth. Selon le Hezbollah, un drone contenait plus de cinq kilos d'explosif. 

    F. Z. T. avec agences

     

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