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    International

    7e Sommet Japon-Afrique: Comment saisir les opportunités

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5580 Le 28/08/2019 | Partager
    Relais de croissance sur le continent
    Une alternative aux investissements chinois
    L’événement se tient du 28 au 30 août à Yokohama
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    La Ticad est une conférence internationale sur le développement de l’Afrique qui est organisée à l’initiative du gouvernement japonais conjointement avec les Nations unies, le Programme des Nations unies pour le développement, la Commission de l’Union africaine et la Banque mondiale. Plus de 4.500 participants y sont attendus incluant des chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que des représentants d’organisations internationales et régionales, du secteur privé, d’ONG et de la société civile (Ph. AFP)

    «Le développement de l’Afrique à travers les hommes, la technologie et l’innovation», la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad) se tient cette année du 28 au 30 août (voir aussi Reportage «Le Japon affiche de nouvelles ambitions africaines», dans notre édition N° 5574 du 15/08/2019).

    Le Japon reçoit plusieurs dirigeants d’Afrique pour tenter de renforcer la présence de ses entreprises sur ce continent riche en ressources naturelles et en pleine croissance, face à une Chine de plus en plus conquérante. Vu le rôle important du Maroc dans le processus de la Ticad, le Rabat y participe avec une grosse délégation.

    A cette occasion, de nombreux évènements en relation avec l’Afrique seront organisés à travers la ville. Les participants tenteront de mettre en avant les défis prioritaires du développement économique par le biais de la hausse des revenus, la création d’emploi dans leur pays respectif et devront s’attaquer aux réformes institutionnelles telles que le renforcement et la diversification de l’industrie. Il est question aussi de lancer des réformes pour développer les infrastructures de base, booster l’environnement des affaires et la bonne gouvernance.

    Une coopération intra et extra-régionale et le renforcement du partenariat public-privé afin de réaliser ces objectifs sont nécessaires, lit-on sur une note qui fait référence aux propositions du secteur privé publiées sur le site du ministère des Affaires étrangères du Japon.

    Parmi elles, figurent la suppression et l’allégement des restrictions dont font l’objet les capitaux étrangers dans les pays africains, des efforts doivent être consentis pour conclure un accord de libre-échange, des partenariats économiques, des accords d’investissement outre des conventions fiscales entre le Japon et l’Afrique. D’autres propositions vont dans le sens d’une aide concrète pour mettre un terme à la pénurie de devises étrangères en Afrique qui causerait un risque de paiement en dollars, de limite de retrait et de fluctuation des taux de change.

    «Dans cette rencontre, le Japon cherchera à obtenir des résultats  à travers des discussions qui se concentreront sur trois piliers: l’économie, la société, la paix et la sécurité», a indiqué Shinzo Abe, le Premier ministre du Japon. Pour lui, «il est essentiel de promouvoir le commerce et les investissements dans le continent africain». Sans oublier que celui-ci reste confronté à des défis nécessitant d’être traités tels que le changement climatique, la pauvreté, les réfugiés, les sécheresses et l’amélioration des services de santé et médicaux qui comprennent la couverture sanitaire universelle.

    Le Japon entend concurrencer son rival chinois. La Chine qui organise aussi chaque année son Sommet Chine-Afrique. En 2018, le président chinois Xi Jinping a annoncé qu’il consacrerait 60 milliards de dollars supplémentaires au développement de l’Afrique. Il a aussi assuré que son pays annulerait une partie de la dette, arrivant à maturité, des pays les moins développés du continent.

    Tokyo devrait, entre autres, annoncer cette semaine un prêt de 400 milliards de yens (3,4 milliards d’euros) pour financer des énergies renouvelables, dont l’extension d’équipements éoliens en Egypte et des unités géothermiques au Kenya ou à Djibouti. L’Etat japonais et la Banque africaine de développement devraient aussi annoncer conjointement des projets de plus de 300 milliards de yens pour des infrastructures transparentes et de qualité, selon la presse étrangère.

    Le stock d’investissements directs japonais en Afrique, soit la valeur cumulative de tous les investissements année après année, s’élevait à 7,8 milliards de dollars fin 2017 contre 43 milliards pour la Chine, selon l’agence Jetro citée par l’AFP. Quant aux exportations nippones vers l’Afrique, elles ont chuté de plus de 27% depuis 2008 tandis que celles de la Chine ont fait un bond de près de 50% sur la dernière décennie.

    Des enjeux pour le Maroc

    «L’Afrique a besoin d’un processus de la Ticad renforcé et ciblé, appelant à lui donner un nouvel élan à travers des projets de nouvelle génération», a indiqué le ministre délégué chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli, représentant le Maroc à la réunion ministérielle préparatoire. De nombreux opérateurs économiques marocains, notamment la CGEM, l’Amdie, Masen et Attijariwafa bank, ainsi que d’autres institutions nationales et de représentants de la société civile sont présents à cette conférence. Il fait savoir que le Maroc a attiré le deuxième plus grand nombre d’entreprises japonaises (69) en Afrique. Un chiffre qui pourrait être amené à évoluer, selon un haut responsable japonais. D’autre part, à la veille du 7e Sommet de la Ticad, le Japon a réitéré sa non-reconnaissance de la pseudo «rasd».

    F. Z. T.

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