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    International

    Italie: Des consultations pour sortir de la crise

    Par L'Economiste | Edition N°:5577 Le 23/08/2019 | Partager
    Elle est déclenchée par l'explosion du gouvernement populiste
    Perspective d'élections anticipées

    L'Italie s'est lancée jeudi 22 août dans un deuxième round de consultations. Objectif: chercher une solution à la crise déclenchée par l'explosion du gouvernement populiste formé par la Ligue de Matteo Salvini et le Mouvement 5 Etoiles (M5S). Le président Sergio Mattarella a reçu une par une les formations politiques dans son palais du Quirinal.

    Le Parti démocrate (PD), première formation de gauche, a proposé au président une alliance avec le M5S, lâché par le ministre de l'Intérieur et leader d'extrême droite Matteo Salvini le 8 août, après 14 mois de mariage. Son chef Nicola Zingaretti a évoqué un «gouvernement de changement et une alternative aux droites».

    A sa sortie, il a précisé que les cinq conditions posées à une union avec le M5S sont non négociables. Elles comprennent, en premier lieu, une confirmation de la vocation européenne de l'Italie. Les quatre autres sont la centralité du Parlement, une croissance respectueuse de l'environnement, un changement de cap radical dans la gestion des migrations et un virage économique vers davantage de redistribution et d'investissement. 

    L'ex-chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, patron de Forza Italia (centre-droit), a appelé pour sa part à établir une «majorité parlementaire de centre-droit pour préserver les Italiens de l'oppression judiciaire, fiscale et bureaucratique d'une majorité de gauche».

    Si cela s'avérait impossible, «la seule voie maîtresse serait celle des élections». Avec ses partenaires des législatives du printemps 2018 (la Ligue de Salvini et Frères d'Italie de Giorgia Meloni-ultra-droite post-fasciste), il pourrait recueillir, selon les sondages, un score supérieur à 50% des voix.

    Giorgia Meloni a pour sa part réclamé des élections immédiates. Car elles restent la «seule issue possible et respectueuse de l'Italie, contrairement à une majorité parlementaire qui ne refléterait pas le consensus du peuple». «Le Cavaliere» n'a pas directement évoqué la proposition de Romano Prodi (ancien président de la Commission européenne et ex-Premier ministre) de former une majorité gauche-droite et pro-européenne, à la manière des coalitions allemandes.

    Une option baptisée coalition «Ursula», du nom de la nouvelle présidente de la Commission de Bruxelles Ursula von der Leyen. Mais il a mis en garde contre un exécutif qui serait le fruit d'une nouvelle majorité entre différents acteurs, improvisée et qui ne respecterait pas la majorité des électeurs italiens.

    Endettement et croissance à l'arrêt

    La perspective d'élections anticipées n’enchante guère le président Sergio Mattarella. La troisième économie de la zone euro, endettée et dont la croissance est à l'arrêt, devrait affronter, au même moment, la délicate élaboration du budget 2020.
    Des mesures doivent impérativement être adoptées pour éviter une hausse automatique de la TVA l'an prochain, faute d'avoir auparavant comblé un trou budgétaire évalué à 23 milliards d'euros.

    F. Z. T. avec agences

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