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    International

    Brexit: Boris Johnson lorgne Washington

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5574 Le 15/08/2019 | Partager
    Un milliard de livres supplémentaire pour préparer le no-deal
    Un accord de libre-échange ambitieux avec Washington
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    Un «deal» entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis serait proche, à en croire un haut responsable de l'administration Trump. Les Etats-Unis proposent un accord commercial partiel à partir du 1er novembre prochain  (Ph. DR)

    A 77 jours du Brexit, le dialogue de sourds entre Londres et Bruxelles semble avoir atteint son paroxysme. Si Boris Johnson a tenté peu après sa prise de fonction de renégocier l’accord de retrait avec les dirigeants européens, il s’est rapidement heurté à un refus catégorique.

    Depuis, les discussions entre les deux parties sont quasi inexistantes. Pendant ce temps-là, le gouvernement accélère les préparatifs pour tenir la promesse du Premier ministre de livrer le Brexit «coûte que coûte» le 31 octobre, quand bien même le divorce avec l’UE se ferait sans accord. Un scénario redouté par les milieux économiques, mais que le successeur de Theresa May, conforme à sa devise «Do or die» (Faire ou mourir), n’a jamais exclu.

    Pour asseoir sa crédibilité, le chef de l’exécutif a affirmé avoir débloqué plus d’un milliard de livres supplémentaire pour préparer le no-deal.  Par ailleurs, les dirigeants britanniques travailleraient également sur une opération baptisée «Kingfisher» visant à soutenir les entreprises britanniques les plus exposées et leur éviter la faillite en cas de sortie brutale.

    De quoi inquiéter les citoyens, qui bien que favorables au Brexit, se préparent au pire. En effet, certains ont déjà stocké médicaments et alimentations dans la crainte d'une envolée des prix le 31 octobre. Près de 4,3 milliards d'euros supplémentaires ont été dépensés pour constituer les provisions par 20% des Anglais. Une attitude jugée «destructrice» par l’opposition.

    L’ex-ministre britannique des Finances Philip Hammond a prévenu mercredi Boris Johnson qu'un Brexit sans accord «trahirait» le vote du référendum de 2016 en faveur du divorce avec l'Union européenne. «Prétendre que les électeurs en faveur d'une sortie de l'UE ont voté pour un Brexit dur sans accord est un travestissement de la vérité», a dénoncé Philip Hammond dans une tribune publiée dans le journal The Times.

    D'autres poids lourds s'opposent à la stratégie de Boris Johnson, qui n'a pas écarté la possibilité de suspendre le Parlement en octobre pour empêcher les députés de bloquer une sortie sans accord. «S'il y a une tentative de contourner, d'outrepasser ou - que Dieu nous en préserve! - de suspendre le Parlement (...) je me battrai de toutes mes forces pour l'empêcher», a déclaré mardi soir John Bercow, président de la Chambre des communes.

    Droit dans ses bottes, le Premier ministre britannique semble compter sur ses accointances outre-Atlantique pour contrer la crise qui s’annonce. En visite à Londres, lundi 12 août, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche John Bolton a annoncé qu’un «deal» entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis serait  très proche.

    Le pays se trouve «en première ligne» pour un accord commercial avec les Etats-Unis, a-t-il déclaré, à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre britannique Boris Johnson. Selon lui, un accord commercial partiel pourrait prendre effet dès le 1er novembre, au lendemain de la sortie prévue du Royaume-Uni de l'Union européenne.

    Un préambule à un accord de libre-échange ambitieux avec Washington ardemment espéré par Londres, qui a lancé une offensive de charme auprès du président américain.

    A.Bo

     

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