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    International

    Une nouvelle guerre pour la Syrie

    Par L'Economiste | Edition N°:5572 Le 08/08/2019 | Partager
    L’EI renforce ses activités alors que les Etats-Unis retirent leurs troupes
    Un centre d'opérations conjointes sera mis en place entre Ankara et Washington
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    Daech est en train de «ressurgir» en Syrie alors même que les Etats-Unis retirent leurs troupes du pays, a indiqué mardi le Pentagone (Ph. AFP)

    Hier mercredi, un attentat à la voiture piégée revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) a tué cinq personnes, dont trois enfants, dans une ville contrôlée par les forces kurdes, dans le nord-est de la Syrie. Un nouveau bain de sang alors que les Forces démocratiques syriennes (FDS) avaient informé en mars dernier que le dernier bastion de Daech était tombé et que les Etats-Unis ont partiellement retiré leurs troupes.

    Une décision prise par le président américain Donald Trump, fin 2018, qui arguait alors «d'une victoire totale contre l’organisation jihadiste». Une décision prise contre l’avis des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis. Ils réclamaient plus de formation et d’équipement pour les opérations anti-insurrectionnelles».

    Pourtant, le rapport du Pentagone qui annonce la résurgence de l'Etat islamique, livré le 6 août, tombe comme un couperet. «Même s'il a perdu son califat territorial, Daesh a renforcé ses capacités insurrectionnelles en Irak et a repris ses activités en Syrie ce trimestre», précise le document. «Il y est arrivé en partie parce que les forces locales restent incapables de maintenir des opérations à long terme, de les conduire, ou de garder le territoire qu'elles ont dégagé», explique le Pentagone.

    Le répit a été de courte durée pour la Syrie qui se remet encore difficilement de ses blessures et qui n'a pas anticipé un éventuel retour des terroristes. En effet, l'EI a réussi à conserver une large présence dans le désert syrien ainsi que des cellules dormantes dans plusieurs régions en guerre, dont certaines dominées par les Forces démocratiques syriennes. Revenu en force, Daesh a également mis le feu à des champs de blé afin d’accroître l’insécurité alimentaire dans la région.

    Cette nouvelle attaque inquiète les pays de la région, principalement la Turquie. Le président Erdogan avait déclaré vouloir envahir la région autonome kurde du nord de la Syrie pour y établir un corridor de sécurité de 30 km de large pour la «nettoyer» de toutes les Forces démocratiques syriennes. Erdogan est parvenu a un accord avec Washington. En effet, hier, la Turquie et les Etats-Unis ont décidé de mettre en place un «centre d'opérations conjointes» afin de lever les inquiétudes de la Turquie».

    T.E.G. avec agences

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