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    «Affaire des shorts» à Taroudant Le PJD fait l’autruche

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5572 Le 08/08/2019 | Partager
    Les déclarations d’un conseiller suscitent la polémique[scald=32301:sdl_editor_representation]
    Il a choisi la fuite en avant en adressant une question écrite au ministre de l’Intérieur
    Un instituteur arrêté pour apologie au terrorisme
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    Après la polémique suscitée par les déclarations d’un conseiller du PJD concernant les tenues vestimentaires d’un groupe de bénévoles belges, impliqués dans la construction d’une route rurale, il a fini par publier des excuses, estimant qu’il a été «mal compris» (Ph. Privée)

    Scandale, incitation à la haine et à la violence... Le post d’un conseiller du PJD au sujet d’un groupe de bénévoles belges à Taroudant a mis le feu sur les réseaux sociaux.

    Ses critiques ont porté sur les tenues vestimentaires des jeunes filles (en shorts et tee-shirts) qui ont participé au réaménagement d’une route pour désenclaver un village et donc à l’amélioration des conditions de vie de populations enclavées dans le Sud du Maroc.

    Depuis quelques années déjà, ces jeunes bénévoles réalisent des actions similaires au Maroc, dans le cadre de la coopération entre associations marocaine et belge.

    Face à la vague de protestations, Ali El Asri, parlementaire PJD à la Chambre des conseillers, n’a pas hésité à crier au complot, en s’interrogeant sur sa page Facebook: «depuis quand les européens font-ils des travaux en tenue de baignade?».

    L’une des principales implications de cette position rétrograde: l’appel d’un instituteur à Ksar El Kebir, lundi dernier, à «décapiter» ces jeunes filles. Ce dernier vient d’être arrêté et sera poursuivi pour «apologie au terrorisme». Une situation qui rappelle le terrible assassinat des deux touristes dans la région d’Imlil, il y a quelques mois. Cette affaire s’est soldée, il y a quelques semaines, par des peines de mort à l’encontre des principaux accusés et d’autres sanctions allant jusqu’à la prison à perpétuité pour leurs complices.

    Mais au-delà, cet atroce événement et d’autres exigent aujourd’hui une vigilance collective accrue et une immense énergie commune pour lutter au quotidien contre le terrorisme sous toutes ses formes.

    Dans cette affaire de Taroudant, au moment où les citoyens qui ont voté pour le PJD lors des dernières élections s’attendaient à leur implication dans la résolution de dossiers urgents, à caractère économique et social, certains membres du parti se sont illustrés plutôt par des sorties hasardeuses, sur des sujets de société, traduisant l’idéologie sclérosée de cette formation. Pour l’instant, aucune réaction de l’état major du PJD, qui a opté pour «la politique de l’autruche».

    Des membres du parti ont considéré qu’il s’agit d’une sortie isolée, faisant partie de la liberté d’expression. Un argument repris par El Asri qui estime que sa position reflète «la liberté d’expression d’un simple citoyen», avant de publier des «excuses aux bénévoles belges et aux associations marocaines qui les ont reçues dans le cadre de ce projet».

    El Asri a choisi la fuite en avant. Il a adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur, portant sur les chantiers réalisés par des étrangers au Maroc. Dans ce document, il revient sur les impacts positifs de ces actions de bénévolat, notamment en matière de désenclavement. Mais s’interroge sur «la procédure d’autorisation de ces chantiers et les mécanismes mis en place pour effectuer le suivi».

    M.A.M.

     

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