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    Ordre des pharmaciens: Les élections reportées

    Par Nadia DREF | Edition N°:5570 Le 06/08/2019 | Partager
    Une décision prise sur demande du ministre de la Santé
    Objectif: être en conformité avec la nouvelle réforme en préparation
    Le projet de loi sera soumis au Conseil de gouvernement en août

    Les élections des conseils de l’Ordre des pharmaciens seront reportées. C’est ce qu’a confirmé à L’Economiste Dr Hamza Guedira, président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), en poste depuis 2015.

    Cette décision a été prise suite à une demande du ministre de la Santé, Anass Doukkali, visant le report en attendant l’adoption du projet de réforme basé sur la régionalisation. Le ministre a promis que le nouveau projet de loi relatif à l’Ordre national des pharmaciens, en gestation depuis près de 4 ans, sera présenté au Conseil de gouvernement au cours de ce mois d’août.

    Le projet de loi devra abroger le dahir portant loi n° 1-75-453 du 17 décembre 1976 instituant deux conseils régionaux des pharmaciens d'officine (du Nord et du Sud), un conseil des pharmaciens fabricants et répartiteurs, un conseil des pharmaciens biologistes, et un conseil national de l'Ordre.

    «La profession connaît énormément de problèmes moraux et économiques. Sans encadrement de proximité, les problèmes vont s’accentuer, sans oublier que la régionalisation des conseils a été un engagement ferme de l’équipe aux commandes pendant la campagne électorale», fait valoir Dr Guedira.

    Le projet de loi prévoit une nouvelle configuration à travers l’instauration de 12 conseils régionaux bénéficiant de la totalité des pouvoirs. Ces derniers seront regroupés au sein d’un conseil central. Ces conseils centraux des différentes composantes vont former le conseil national qui aura pour mission la réflexion sur les questions stratégiques.

    D’autres réformes sont prévues. «Nous avons insisté sur le financement des conseils, et avons introduit les contributions de l’Etat. Ceci permettrait l’intervention de la Cour des comptes pour auditer les comptes des conseils pour une meilleure transparence dans la gestion de l’argent de la communauté pharmaceutique et du public», tient à préciser le président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens.

    Autre mesure phare: l’introduction de l’obligation de la formation continue pour permettre aux différents intervenants de suivre l’évolution du secteur afin de mieux répondre aux besoins des clients.  Le côté disciplinaire sera inclus. Il devra être assumé par les conseils régionaux en premier et les conseils centraux en appel.

    Le rappel à l’ordre d’Anass Doukkali

    Le ministre a épinglé les pharmaciens vu certaines dérives constatées dans le  circuit de vente et de distribution du médicament. Dans une circulaire adressée, le 31 juillet, aux responsables des établissements pharmaceutiques, le ministre a tenu à leur rappeler  leurs obligations et responsabilités. C’est surtout la gestion du stock qui est pointée du doigt, précise un opérateur. «Dans un souci d’assurer la traçabilité des médicaments depuis la fabrication jusqu’à la dispensation, les pharmaciens responsables des établissements pharmaceutiques sont tenus de rajouter le numéro de lot et la date de péremption sur les bons de livraison», précise le ministre. La circulaire leur impose de respecter le circuit légal de vente et de distribution et ne pas vendre au groupement de grossistes ou au groupement de pharmaciens. Le pharmacien responsable doit interdire la vente à des entités et/ou organismes non autorisés à cet effet (associations, Bureau municipal d’hygiène, communes…). Il est également tenu d’assurer la disponibilité des médicaments et l’approvisionnement régulier du marché et de déclarer chaque mois les quantités détenues par l’établissement à la direction du médicament et de la pharmacie. Par ailleurs, le pharmacien est dans l’obligation d’informer la tutelle sur toute commande de quantités anormalement élevées. Il doit déclarer à la tutelle et au Conseil de l’Ordre le nombre et les noms du personnel. Toute infraction sera sanctionnée de poursuites, précise le ministère.

    Nadia DREF

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