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    Dossier Spécial

    Infrastructures: Des milliers de km de projets structurants

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5565 Le 26/07/2019 | Partager
    Connectivité maritime, ferroviaire, routière, aérienne… une évolution phénoménale
    Des chantiers tous azimuts
    Le Royaume, 1er de la catégorie des pays émergents, selon le G20
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    Bâti autour de hubs, reliés entre eux à l’intérieur de corridors de déplacement par des TGV, des trains régionaux et navettes, le Plan Rail Maroc assurera un maillage dense du Royaume et contribuera aux politiques d’aménagement des territoires

    Ceux qui l’ont visité il y a une quinzaine d’années le diront: le Maroc d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui d’il y a 2 décennies. L’évolution en termes d’infrastructures est phénoménale. Routes, autoroutes, gares, voies ferrées, ports, aéroports …

    La capacité du Royaume à réaliser des infrastructures est souvent mise en exergue. Elle est aussi confirmée par des études sérieuses. Le G20 avait d’ailleurs cité le Royaume l’année dernière comme l’un des meilleurs dans ce domaine parmi les économies émergentes.

    En effet, selon le Global Infrastructure Hub, la performance du Maroc dans les domaines de la politique d’infrastructures «était généralement supérieure aux niveaux moyens enregistrés dans les autres économies émergentes étudiées».

    ● Le maillage routier et autoroutier
    Parmi les chantiers structurants engagés durant les années écoulées, figure le renforcement du maillage routier et autoroutier. Le réseau routier revêtu a nettement évolué durant les dernières années pour atteindre plus de 44.180 km à fin 2018.
    Autoroute du Maroc (ADM) a, depuis sa création, investi un peu plus de 55 milliards de DH pour la construction d’un réseau autoroutier de 1.800 km, plaçant le Maroc en première position en Afrique du Nord et en deuxième place sur le continent africain.
    Aujourd’hui, les villes principales sont connectées. Mais ce n’est pas tout. Le réseau routier est complété par des voies express et des routes rurales.
    Actuellement, 1.183 km de voies express sont en service, les travaux en cours sur 867 km et environ 313 km sont programmés pour l’horizon 2021. Parmi les principaux axes en cours figurent: Tiznit/Laâyoune (555 Km), Taza/Al Hoceima (148 Km), Sidi Bouzid/El jorf (12 Km) et Berkane/Laâyoune (36,6 Km).
    Les routes rurales ne sont pas en reste. Le programme relatif aux routes et aux pistes rurales comprend deux parties. La première concerne l’ouverture de nouvelles routes et pistes afin d’accroître le taux d’accessibilité aux zones reculées et montagneuses. La seconde partie est relative pour sa part à la préservation du patrimoine routier et à la réhabilitation des routes provinciales classées en mauvais état. En 2018, 848 km ont été programmés pour la réhabilitation des routes classées, soit environ une enveloppe budgétaire de 880 millions de DH. Cette année,  plus d’un millier de km devront être réhabilités pour un coût de plus d’un milliard de DH.  
    Parallèlement aux travaux sur le réseau routier, plusieurs ouvrages d’art ont été réalisés. Le parc, géré par la Direction des routes (relevant du ministère de l’Equipement), compte, aujourd’hui, près de 9.940 ouvrages d’art répertoriés, dont 3.563 sur le réseau structurant. Parmi les plus emblématiques bien évidemment le pont à haubans de Bouregreg (autoroute) et le viaduc d’El Hachef (LGV). A Casablanca, le pont à haubans de Sidi Maârouf s’érige à l’entrée sud de la ville pour relier rapidement les automobilistes à l’aéroport Mohammed V et l’autoroute de Marrakech.

    ● Le ferroviaire à l’ère de la LGV
    L’ONCF a engagé un ambitieux programme de remise à niveau de son réseau, mais aussi et surtout le TGV. L’un des plus gros projets structurants à ce jour aura nécessité près de 23 milliards de DH. Un investissement qui a vite commencé à donner ses fruits. Lancé fin 2018, le TGV est d’ores et déjà intégré dans les habitudes. En moins de 6 mois, il a déjà dépassé la barre de 1 million de voyageurs. Les premiers effets sur les flux touristiques sont également constatés.
    Le Bouraq a permis de rendre le déplacement plus rapide et confortable pour les touristes non motorisés. La liaison est aussi attirante pour les voyageurs ne voulant pas prendre la route. Ce projet constitue la première étape de la mise en œuvre d’un schéma directeur des Lignes à Grande Vitesse visant la construction progressive d’un réseau d’environ 1.500 km, composé de l’axe «Atlantique» Tanger-Casablanca-Agadir et de l’axe «Maghrébin» Casablanca-Rabat-Fès-Oujda. Mais la LGV n’est pas l’unique réalisation à mettre à l’actif de l’Office. Son ambitieux programme d’investissement a également porté sur la modernisation du réseau existant, totalisant 2.110 km. Pas moins de 4,5 milliards de DH auront été nécessaires pour le triplement de la voie ferrée sur l’axe Casa-Kénitra (le plus sollicité du réseau). Quant au doublement de la voie sur l’axe Casa-Marrakech, il a coûté 2,4 milliards de DH.

    ● Aéroports: La capacité d’accueil décuplée
    L’aérien n’est pas en reste. L’extension des aéroports régionaux ces 10 dernières années a permis d’augmenter la capacité d’accueil globale qui est passée de 12 millions de personnes par an en 2003 à plus de 37 millions actuellement.
    L’objectif est d’atteindre 50 millions de passagers à l’horizon 2030. En tout, l’ONDA gère aujourd’hui 25 aéroports dont 19 internationaux. Sans oublier, un ambitieux plan d’investissement 2018-2023, qui prévoit la mobilisation de près de 17 milliards de DH dont 13,6 milliards pour réaliser des projets destinés à développer les capacités d’accueil. Le terminal 1 est sans doute l’un des projets emblématiques inaugurés cette année. D’une superficie globale de 76.000 m2, il a porté la capacité d’accueil de l’aéroport Mohammed V de 7 millions à 14 millions de voyageurs/an.
    Le prochain chantier de l’ONDA est celui du terminal 3 qui doit être lancé d’ici 2025.

    ● Ports: TangerMed dans le top 20 mondial
    Grâce à la récente inauguration de l’extension du port TangerMed, l’ensemble du complexe, qui a mobilisé depuis 2013 quelque 88 milliards de DH d’investissements publics et privés, pourra traiter 9 millions d’EVP. Il devient le premier port en Méditerranée et se hisse dans le top 20 mondial. Il est désormais connecté à plus de 185 ports, dans 80 pays. Et il ne sera pas le seul sur la rive méditerranéenne. En effet, les travaux sur la 1re phase de Nador West Med (NWM) ont déjà atteint leur rythme de croisière. Cette nouvelle plateforme industrielle intégrée sera composée d’un port, en eau profonde, doté de capacités importantes pour développer un pôle énergétique, un transbordement des conteneurs et traitement des produits en vrac spécialisés. Sa réalisation nécessitera 10 milliards de DH auxquels s’ajouteront les investissements de la superstructure, des équipements, des travaux et infrastructures hors sites.

    Aziza EL AFFAS

     

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