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    Hépatite C: Un plaidoyer pour sauver les personnes à risque

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5564 Le 25/07/2019 | Partager
    Il vient d’être mené par l’Association de lutte contre le sida
    Objectif: rendre effectif le plan national d’éradication de la maladie en équipant les hôpitaux d’antiviraux adéquats
    Un moyen de sauver à terme près de 71.000 vies
    mehdi_karkouri_064.jpg

    C’est pour rendre effectif le plan national d’éradication des hépatites virales que l’Association de lutte contre le sida (ALCS), présidée par Mehdi Karkouri, vient de militer officiellement. Un plaidoyer visant à rendre accessible l’accès aux traitements les plus efficaces contre le virus - dits antiviraux à accès direct - au plus grand nombre en équipant dans ce sens les hôpitaux du pays (Ph. Fadwa Al Nasser)

    Près de 400.000 Marocains sont actuellement porteurs du virus de l’hépatite C. Une véritable «épidémie silencieuse» pouvant évoluer en cirhose ou en cancer du foie et dont le seul traitement de guérison actuel -composé d’antiviraux à accès direct (AAD)- n’est toujours pas accessible au plus grand nombre.

    C’est pour changer la donne et démocratiser l’accès à ces soins essentiels que l’Association de lutte contre le sida (ALCS) vient de militer officiellement dans ce sens. Objectif: rendre effectif le plan stratégique national conçu à cet effet il y a près de 3 ans, mais dont le lancement n’a toujours pas été décrété par le gouvernement.

    Ce programme complet d’élimination de la maladie, qui a été conçu fin 2016, n’a, jusqu’à ce jour, pas encore été lancé. Il prévoit notamment de commercialiser les antiviraux contre le virus au sein des organismes hospitaliers du pays et d’équiper les centres dédiés à la prise en charge en tests rapides de dépistage ainsi qu’en unités mobiles.

    «Les associations telles que la nôtre, directement liées à ce plan capital, ne peuvent pas à ce jour proposer au public des actions de dépistage pour la simple et bonne raison que les traitements ne sont pas encore accessibles au plus grand nombre. Une telle démarche serait à nos yeux contraire à toute éthique», explique Mustapha Sodqi, professeur en maladies infectieuses dans l’enseignement supérieur et secrétaire générale de la section Casablanca de l’ALCS.

    L’enjeu du plaidoyer consiste à terme de permettre aux personnes atteintes par le virus et ne bénéficiant pas d’une assurance privée -dont notamment les Ramédistes- de pouvoir bénéficier d’un tel traitement sans en avoir à payer les frais légèrement onéreux. «Lorsque le plan sera lancé, la prise en charge qui coûte actuellement pas moins de 13.500 DH sera enfin disponible dans les hôpitaux», précise dans ce sens le président de l’association, Mehdi Karkouri.

    Une fois le programme lancé et financé par l’Etat, l’ALCS pourra entamer des actions régulières de dépistage à travers ses 28 centres actuels. «Notre association s’appliquera aussi à sensibiliser le public aux risques encourus par ses porteurs par le biais de dépliants pédagogiques et complets ainsi que par la tenue de conférences de presse», précise le président.

    Par ailleurs, en plus de ces efforts accomplis en matière de formation et de sensibilisation, l’organisme accompagnera et orientera les personnes atteintes pour une prise en charge qui soit la plus adaptée possible.

    A terme, ce programme ambitieux permettra de sauver pas moins de 71.000 vies et de prévenir près de 140.000 nouvelles infections d’ici 2050. Le plan du ministère de la santé entraînera aussi l’épargne de 20% des coûts totaux relatifs à la prise en charge médicale. Un moyen de soulager le budget du gouvernement, mais aussi celui des citoyens en évitant un coût estimé à environ 50% du produit national brut.o
    Karim AGOUMI

     

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