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    Culture

    Badr Rami, l’ambassadeur du Tarab étonne avec un nouveau titre

    Par Jihad RIZK | Edition N°:5564 Le 25/07/2019 | Partager
    L’artiste syrien rend hom­mage à son pays d’adoption
    Une chanson marocaine qui regroupe toute la diversité culturelle du royaume
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    Badr Rami a voulu ce titre comme un hommage à son pays d’adoption (Ph. DR)

    «Koulna Mgharba» (Nous sommes tous Marocains) est le cri de coeur d’un artiste syrien d’origine et marocain de coeur. Le ténor Badr Rami sort son premier single en darija, doublé d’un clip, où il déclare son amour pour son pays d’adoption.

    Une chanson qui se veut héritière des grandes épopées musicales de la «chan­son nationale». «J’ai le projet d’une chanson entièrement marocaine depuis plusieurs années. J’ai pris mon temps pour l’affiner, m’entourer des personnes les plus compétentes que ce soit pour l’arrangement musical, les paroles ou la réalisation du clip. Cette chanson je l’ai voulue dans la lignée de «Laayoune Aynia» et de «Sawt El Hassan», déclare l’artiste natif de Casablanca.

    Une chan­son qui regroupe, selon lui, toute la diversité culturelle du Maroc de «Tan­ger à Legouira». Des sonorités du Rif aux mélodies hassanies en passant par quelques mesures de malhoun, «Koulna mgharba» est un véritable hymne à la diversité, porté par un clip aux images léchées, entre montagnes, vallées, mer et désert.

    Badr Rami, très connu du pu­blic pour sa parfaite maîtrise de l’art des Mouachahates, montre aujourd’hui un travail atypique mais néanmoins réussi: «Je voudrais vous emmener dans un univers très éloigné de ce que je fais d’habitude. C’est un Badr Rami par­faitement nouveau que vous découvrez aujourd’hui, qui veut rendre hommage à un pays qu’il aime», annonce l’artiste, lors de la présentation de son titre à la presse, mardi 23 juillet.

    Véritable virtuose, chanteur de re­nom doté d’une longue formation ap­profondie dans le domaine de la chan­son arabe originale auprès des vétérans de ce domaine, Badr Rami est considéré par tous les passionnés du Tarab comme une étoile montante des Mouachahates (poèmes à forme ¬fixe) et des Koudoud Halabiya (chants d’Alep).

    Disciple et fils spirituel de Sabah Fakhri, il devient très jeune un adepte des chansons d’Oum Kalthoum et de Mohamed Abdelwahab. Il entame sa carrière artistique à la fin des années 90 et choisit rapidement un style original et authentique qui fera de lui un nom incontesté de la scène musi­cale arabe contemporaine, attaché à une certaine tradition. Badr Rami, artiste d’origine syrienne, est né au Maroc à Casablanca le 3 juin 1986. Son père, le célèbre violoniste et Maestro Mohamed Rami Zeitouni, est né à Alep (Syrie), ville reconnue pour l’authenticité, la culture ancestrale et la passion de ses habitants pour le Tarab, art originel et spirituel de cette contrée.

    Sur les traces de grandes figures de la chanson arabe, Badr impressionne les mélomanes par sa voix authentique lors de ses soirées artistiques animées de par le monde.

    J. R.

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