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    Economie

    Modèle d’exportation: La recette du CMC

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5552 Le 09/07/2019 | Partager
    Accélérer la transformation de l’offre exportable
    Plus de contenu technologique et de valeur ajoutée
    Afrique, Asie, deux marchés à fort potentiel
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    Les échanges extérieurs restent concentrés à hauteur des 2/3 sur les marchés européens. L’Afrique et l’Asie n’en captent que 10%. Avec cette nuance, un excèdent avec l’Afrique et un déficit qui se creuse vis-à-vis de l’Asie. Ce dernier représente 19% du déficit global

    Le CMC consacre son rapport annuel au «modèle d’exportation à l’horizon 2025». De fait, il s’agit des actes de la journée dédiée à la thématique (voir L’Economiste n°5545 du 28 juin 2019). Sans préciser les contours du futur modèle, le Centre marocain de conjoncture explore toutefois des pistes de diversification  de marchés. De nouveaux marchés passent d’abord par la transformation structurelle de l’offre avec plus de contenu technologique et de valeur ajoutée.      
    «Le modèle de croissance centré principalement sur la demande intérieure a montré ses limites», constate le CMC. L’épuisement du potentiel économique que présente un marché intérieur à la fois étroit et limité par le pouvoir d’achat devrait inciter à une révision des options stratégiques présidant au modèle de croissance dans sa globalité. Le choix d’un modèle orienté vers l’export s’impose aujourd’hui comme l’alternative la plus adaptée au nouveau contexte d’ouverture et de globalisation. Les projections des tendances actuelles ainsi que l’analyse espace-produits font ressortir de réelles opportunités de développement des exportations. Voila pour les constats qui plaident pour un nouveau modèle d'exportation.
    Pour ce qui est des modalités, le CMC met en avant la transformation structurelle de l’offre exportable. Ce processus évolue très lentement, relève-t-il.  Or, l’expérience vécue tant au niveau des économies développées que chez les pays émergents montre que le succès enregistré en matière de croissance, d’emploi et de niveau de vie s’est accompagné de profondes transformations structurelles. 
    Au Maroc, le rythme de croissance relativement modeste sur les deux dernières décennies n’a pas induit de changements profonds dans les structures productives. Le système productif reste dominé par les secteurs traditionnels malgré l’émergence de nouvelles activités industrielles, notamment l’automobile et l’aéronautique. Aussi les politiques publiques devraient-elles opérer un virage en s’orientant davantage vers plus de diversification des produits et des marchés. «Et l’Afrique-Asie constituent les deux débouchés à fort potentiel», estime le CMC. Car, aux déséquilibres persistants des échanges commerciaux du Maroc s’ajoute une forte concentration des transactions sur le continent européen. Ce marché concentre  plus 67% du commerce extérieur du Royaume. Cette concentration est encore plus marquée s’agissant des flux d’exportation dont l’Europe absorbe plus de  71% du chiffre d’affaires. Cette situation qui tend vers la saturation pousse à rechercher de nouveaux débouchés pour impulser une nouvelle dynamique au secteur exportateur marocain et tirer le meilleur parti des potentialités que recèlent les marchés émergents, en Afrique et en Asie. La stratégie de pénétration adoptée à l’égard des marchés africains s’impose dans ces conditions comme principal axe de diversification des marchés. 
    En ce qui concerne le marché asiatique, une approche assise sur la dynamique de l’investissement est à envisager dans deux directions. La première est le renforcement de l’attractivité des investissements en provenance d’Asie dans les secteurs d’activité orientés à l’export. La deuxième est celle de l’investissement direct dans les pays africains afin de consolider les marchés ciblés pour l’export.

    IDE : Entre complémentarité et substitution

    L’environnement économique international est marqué par une compétition acharnée des territoires pour attirer un maximum de flux d’investissements directs étrangers (IDE). Ces derniers s’emploient à renforcer, de plus en plus, la perception du rôle qu’ils ont à jouer dans le renforcement des aptitudes des pays  à relever le défi d’un développement en conformité avec les impératifs de la mondialisation. Ils s’appuient sur la convergence d’une double préoccupation: des multinationales à la quête de nouveaux marchés et des pays à la recherche de financements pour stimuler la croissance, lutter contre le chômage et améliorer la compétitivité. Pour le Maroc,  la question réside dans la rentabilisation de ces investissements. 

     

     

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