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    Culture

    Jazzablanca: La reine du Calypso, plus vivante que jamais

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5550 Le 05/07/2019 | Partager
    La diva de 78 ans a offert un show exceptionnel
    Malice, humour, musique noire et combats sociaux
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    Du haut de ses 78 ans, la doyenne du Calypso, fait forte impression sur scène. Une vitalité, que le public reçoit en pleine face, dès les premières mesures et qui envoie paître au loin idées noires et passions tristes 

    Une véritable fête caribéenne, joyeuse, entraînante, avec ses changements de rythmes, de couleurs, d’humeurs… Le concert de Calypso Rose, mercredi 3 juillet, résonne encore dans les oreilles des casablancais, venus nombreux, pour ce deuxième soir du festival Jazzablanca, qui se poursuit jusqu’à dimanche 7.
    Un public enchanté qui a réservé à l’artiste, venue tout droit de Trinidad et Tobago, un accueil digne des plus grandes divas. Il faut dire que du haut de ses 78 ans, la doyenne du Calypso, fait forte impression sur scène. Irrésistible performeuse, une pêche d’enfer, celle qui a emporté cinq fois de suite le titre de «Calypso Queen», a mis tout simplement le feu sur scène, dès son apparition.  Sa personnalité, son charisme et sa joie de vivre en font une femme d’exception, ne laissant personne dans le public indifférent.  Comme une Aretha Franklin,  une Césaria Evora, ou une Myriam Makeba, Calypso Rose est une chanteuse de l’âme et une diva de la musique populaire. Soul, gospel, blues et bien sûr Calypso les titres s’enchaînent entre humour, farce et gravité.

    En préambule à son titre «Young Boy», aux rythmes chaleureux et qui ne manque pas de blagues, la vénérable mamie n’hésite pas à glisser quelques conseils malicieux aux spectatrices présentes: «Si votre mari vous quitte un jour, parce que vous êtes trop âgées, et qu’il vous préfère une petite jeune, ne vous effondrez pas en larmes… Prenez vous aussi, un petit jeune!!!».  Mais qu’on ne s’y trompe pas, derrière les yeux espiègles de ce bout de femme septuagénaire, se cache une artiste totalement unique mais aussi une héroïne dont la vie est une véritable leçon. Militante de la première heure pour le droit des femmes, elle a fait de sa longue carrière  le parfait mariage de la musique noire et du combat social. Sur la scène de l’Hippodrome à Casablanca, elle a interprété notamment une chanson sur la violence domestique avec un ordre visant directement les hommes: «Ne lève jamais la main contre une femme». La militante féministe a également rappelé que chaque homme dans le public devait la vie à une femme. Travailleuse acharnée, elle a composé près de 800 chansons, la première à l’âge de 13 ans, avant de se produire sur les scènes prestigieuses  comme le Madison Square Garden  ou encore la scène du Coachella en avril dernier.
    Ce mercredi 3 juillet à Casablanca, celle qui a échappé à un cancer et deux infarctus a chanté  la vie avec une force inouïe et autant de plaisir. A la fin du concert, et après le rappel du public, la diva sans se faire prier, a enchaîné les bonus en s’essayant même à la basse avec une reprise de «By the river of Babylone».  Une vitalité, que le public reçoit en pleine face, dès les premières mesures et qui envoie paître au loin idées noires et passions tristes. 

     

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