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    Casablanca: Averda et Derichebourg face à la grogne des éboueurs

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5549 Le 04/07/2019 | Partager
    Menaces de grève à quelques semaines de Aïd Al Adha
    Les agents de la propreté ressortent leur dossier revendicatif
    Un moratoire de 10 jours en attendant les résultats du dialogue
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    A chaque changement de délégataire, des milliers d’éboueurs tentent de faire entendre leur voix. D’ailleurs, les dernières années ont été ponctuées par une série de grèves: en 2014 (avec l’arrivée de Sita et Averda), en 2017 (départ de Sita) et en 2019 (entrée en vigueur des contrats Averda et Derichebourg) (Ph. F.Alnasser)

    UN moratoire de 10 jours pour répondre aux revendications des éboueurs à Casablanca. Après avoir menacé d’observer une grève de 2 jours (cf. édition du 28 juin 2019), le syndicat le plus représentatif des éboueurs (UMT) a reporté le débrayage en attendant de voir les résultats du dialogue engagé lundi 1er juillet, au lendemain du lancement officiel des nouveaux contrats de gestion déléguée de la propreté.  
    «Nous avons constaté une réelle volonté d’engager le dialogue concernant notre dossier revendicatif», souligne Chouaïb El Hirech, secrétaire régional du syndicat national des collectivités territoriales et de la gestion déléguée à Casablanca (UMT). Un dossier qui comporte 18 points, dont le plus important est celui des agents relevant de la commune. Le syndicat réclame notamment plus de visibilité sur le sort des 1.071 agents communaux qui travaillent dans le secteur. «Ces derniers ont plusieurs acquis qu’il faut préserver», poursuit El Hirech. Les éboueurs relevant de la CUC perçoivent en effet une prime de 1.600 DH (versée par les délégataires) en sus de leur salaire en tant qu’agents communaux. «La facture annuelle de la propreté a évolué au fil des ans passant de 630 millions de DH, puis 650 millions à pratiquement 1 milliard de DH à partir de cette année, sans que le salaire des éboueurs ne soit revalorisé entre-temps», déplore le syndicaliste. De surcroît la collecte se fera désormais de nuit (de 22h à 6h) sans prendre en considération les risques sanitaires et sécuritaires. Et les tarifs de travail de nuit ne sont évidemment pas les mêmes que ceux du jour, renchérit le syndicaliste. Parmi les autres revendications, figurent  la réintégration des syndicalistes renvoyés, une couverture  maladie complémentaire, la revalorisation des salaires… Ces débrayages tombent au mauvais moment, à quelques semaines de Aïd Al Adha, une période qui enregistre un pic de production des déchets. 
    Pour rappel, les nouveaux contrats entrent en vigueur fin juin, promettent l’obligation de résultat, l’amélioration de la qualité des prestations, la collecte nocturne, l’initiation au tri bi-flux… Mais l’élément humain est visiblement relégué au second plan. Or, pour améliorer les prestations, il faut d’abord viser les milliers d’éboueurs sur le terrain (avec des actions de formation, sensibilisation, motivation…). 
    D’ici le 10 juillet, un comité tripartite composé des syndicats et des représentants de l’Intérieur et de la commune devrait se prononcer sur le dossier revendicatif des éboueurs. Le cas échéant, les employés des 2 délégataires menacent de paralyser le service sur l’ensemble du territoire de Casablanca (et ses 8 lots partagés par Averda et Derichebourg). Faut-il s’attendre au même scénario de septembre 2018 après le départ précipité de Sita? La ville avait croulé pendant plusieurs semaines sous des amoncellements de détritus (cf. édition 18 septembre 2018). 
    «Nous avons patienté pratiquement 2 ans durant la période transitoire après le départ de Sita avec la promesse de considérer notre dossier revendicatif à la signature des nouveaux contrats, mais il n’en est rien», déplore El Hirech.

     

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