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    Economie

    Forum d’affaires Maroc-Espagne: Comment explorer de nouveaux périmètres

    Par Amin RBOUB | Edition N°:5548 Le 04/07/2019 | Partager
    Il va falloir accélérer le rythme des investissements
    Tourisme: Plein d’opportunités inexplorées
    Le Royaume ibérique, 1er partenaire commercial du Maroc depuis 7 ans

    Donner encore plus de relief aux opportunités d’affaires, accélérer les investissements, renforcer les complémentarités, explorer de nouveaux périmètres, apporter de la valeur ajoutée, faire jouer des synergies... Ce sont là autant de nouveaux objectifs fixés lors du Forum d’investissement et d’affaires Maroc-Espagne. Présidé par Mohamed Sajid, ministre du Tourisme, le Forum d’affaires maroco-espagnol a réuni plus de 400 chefs d’entreprises. Plus de 100 sociétés espagnoles et 300 marocaines ont été représentées lors de cet événement. L’objectif est de donner une nouvelle impulsion aux échanges et aux relations économiques et surtout aller vers plus de valeur ajoutée via une nouvelle génération d’opportunités de business. «Il n’y a pas de compétition ni de concurrence entre le Maroc et l’Espagne. En revanche, il y a un gisement de complémentarités et des opportunités multiples à explorer ensemble», a précisé d’emblée Mohamed Sajid. Le ministre du Tourisme a tenu à rappeler que l’Espagne mène une offensive économique et commerciale voire d’investissements sans précédent. C’est l’un des pays européens qui mène le plus d’investissement à l’étranger... à 15.000 km de Madrid (Asie, Amérique latine...) Sajid a aussi rappelé, non sans humour, que le Maroc est à seulement 14 km de l’Espagne. Autrement dit: «Espagnols... Venez nombreux investir au Maroc! Vous êtes les bienvenus». Pour Maria Reyes Maroto, ministre espagnole du Tourisme, de l’Industrie et du Commerce: «Le Maroc est la 2e destination des exportations espagnoles en dehors de l’UE. Il y a encore de la marge pour intensifier les échanges. Nous prévoyons de travailler ensemble sur l’agenda du tourisme. Nous avons une ambition partagée pour approfondir un modèle économique qui repose sur la complémentarité et les synergies». 

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    - L’Espagne est le 1er partenaire  commercial du Maroc

    - Le Maroc, 2e client de l’Espagne après l’UE

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    Aujourd’hui, il va falloir sortir des sentiers battus, être plus audacieux et élargir les périmètres. Tous les ingrédients sont réunis, s’accordent à dire les intervenants: proximité géographique, culturelle, historique, touristique, complémentarité économique, diversification, infrastructures, connectivité... Il suffit d’y croire, car il y a encore des gisements et des pistes à explorer pour intensifier les investissements et les flux commerciaux dans les deux sens. Ceci étant, les fondamentaux sont bons. L’Espagne est le 1er partenaire commercial du Maroc depuis 2012 (7 ans). Le Maroc est le 2e client de l’Espagne après l’UE. Plus de 22.000 opérateurs espagnols exportent vers le Maroc. Les échanges entre les deux pays ont atteint 167,64 millions de DH en 2018 (15 millions d’euros). Un montant qui a doublé au cours des 6 dernières années. Un millier d’entreprises espagnoles sont implantées au Maroc. Les investissements des entreprises ibériques au Maroc sont autour de 2,5 milliards de DH par an. Le constat aujourd’hui est que les flux ont tendance à s’intensifier dans les 2 sens: industrie, automobile, textile, agroalimentaire, tourisme, énergie, finance-banques, nouvelles technologies, énergies renouvelables, BTP, infrastructures... L’Espagne est, rappelons-le, une référence mondiale dans le secteur de l’automobile (9e producteur mondial) avec des sites de renom (Vigo, Valladolid, Valence...) Seul bémol, les investissements ibériques sont moins visibles dans l’industrie automobile au Maroc (aux côtés de PSA, Renault...). Là il y a des efforts à faire! Les entreprises de l’autre rive ont aussi une notoriété internationale dans l’énergie et les EnR (Repsol, Gamesa...) Dans les télécoms, le Royaume ibérique s’apprête à lancer la 5G.  
     Sur le tourisme, l’Espagne est la 2e destination mondiale derrière la France et devant les Etats-Unis. Là encore, il y a d’innombrables opportunités jusque-là inexplorées avec le Maroc. La proximité géographique, qui fait des deux pays un trait d’union entre 2 continents, plaide en faveur de circuits et packages partagés en un seul voyage. Sur ce point précis, les opérateurs touristiques sont invités à développer des projets communs avec des idées originales via des circuits combinés et des packages complémentaires. L’idée du Mondial de football en 2030 est ingénieuse. 

    Offensive internationale via les PME

    Le Royaume ibérique est en train d’enclencher une offensive économique sans précédent à l’international. Cette dynamique d’internationalisation est portée surtout par les PME-PMI qui font l’essentiel du tissu économique espagnol. Les PME consolident leur processus d’internationalisation avec une montée en compétitivité pour créer de nouvelles opportunités en matière de diversification. L’Afrique est bien évidemment dans le collimateur. Pour réussir l’internationalisation à l’échelle du continent noir, les opérateurs espagnols comptent sur leurs homologues marocains pour optimiser l’approche triangulaire. 
    Il va sans dire que malgré les performances réalisées, la coopération entre les deux pays connaît des périodes d’accélération mais aussi des moments de décélération. Pour aller plus vite, il va falloir travailler sur la convergence réglementaire, détecter les problèmes et trouver des solutions adéquates dans des délais assez courts. L’expérience a montré parfois des complexités, des problèmes... Des opérateurs espagnols expriment des préoccupations sur le cadre juridique et réglementaire, les lois organiques... Côté marocain, les opérateurs demandent à être «mieux accueillis» de l’autre côté de la Méditerranée. Un meilleur accueil, cela commence par les visas d’abord!

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