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    International

    Succession de Juncker: Le casse-tête européen

    Par L'Economiste | Edition N°:5541 Le 24/06/2019 | Partager
    Echec des négociations auprès des membres de l’UE
    Un sommet de crise convoqué pour le 30 juin prochain
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    Trouver le successeur de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne s'avère plus difficile que prévu. Le sujet irrite à Bruxelles, où aucun consensus ne semble se dégager. Les délicates négociations engagées au sommet européen pour trouver une personnalité acceptable pour la présidence de la Commission ont échoué la semaine dernière. Un sommet de crise a alors été convoqué pour le 30 juin. 
    «Il n'y a eu de majorité sur aucun candidat. Nous nous retrouverons le 30 juin. Je vais poursuivre les consultations», a annoncé le président du Conseil Donald Tusk à l'issue de la première journée du sommet. Emmanuel Macron a refusé la nomination du prétendant défendu par Angela Merkel, l'Allemand Manfred Weber, 46 ans, candidat désigné par le Parti Populaire Européen (PPE).  Le sommet s'était également  ouvert avec un camouflet infligé à Merkel. L'annonce par les chefs des groupes Socialiste et centriste qu'ils ne soutiendraient pas la candidature de Weber en cas de vote. Cela signifie la fin des espoirs de la chancelière allemande de réunir une majorité pour pouvoir présider la Commission européenne.
    Le président français s'est dit satisfait du résultat du sommet. «Je n'ai pas le sentiment d'avoir vécu un échec», a-t-il déclaré. «Les noms des trois prétendants des partis ont été écartés. Ils ont été testés par Donald Tusk, qui a considéré qu'il n'y avait pas de majorité sur ces trois noms», a-t-il souligné. Les deux autres prétendants sont le néerlandais Frans Timmermans pour les socialistes et la danoise Margrethe Vestager pour les libéraux-centristes de Renew Europe. 
    L'élu, qui succédera le 1er novembre à Jean-Claude Juncker, devra obtenir le soutien de 21 des 28 dirigeants européens et rallier une majorité d'au moins 376 voix au Parlement. «Une répartition des quatre postes de pouvoir de l'UE a été proposée», ont indiqué plusieurs responsables européens. Le PPE, premier groupe au Parlement, revendique la présidence de la Commission européenne. Les libéraux désirent quant à eux la présidence du Conseil européen et les socialistes obtiendraient le poste de chef de la diplomatie européenne.
    Un accord sur le nom du successeur de Juncker doit être trouvé avant le 2 juillet, jour de la session inaugurale du nouveau Parlement. «Il faut trouver rapidement un accord, car nous devons avoir une Commission européenne opérationnelle pour gérer le Brexit, surtout si Boris Johnson devient Premier ministre du Royaume-Uni», a insisté un diplomate de haut rang. Les discussions doivent se poursuivre en marge du sommet du G20 à Osaka les 28 et 29 juin 2019.
    Sami ANOUAR

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