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    Politique

    Guelmim-Oued Noun: Mbarka Bouaida pressentie à la présidence de la région

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5536 Le 17/06/2019 | Partager
    Son nom est avancé pour succéder à Abderrahim Ben Bouaida
    Le RNI joue cette carte pour sauver sa mise dans la région
    Elle fait l’objet d’un consensus pour débloquer la situation
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    En tant qu’ancienne parlementaire et deux fois membres du gouvernement, Mbarka Bouaida dispose de toutes les compétences pour sauver la mise du RNI dans la région Guelmim-Oued Noun (Ph. L’Economiste)

    Après avoir été suspendu par le ministère de l’Intérieur il y a plus d’une année, le président de la région Guelmim-Oued Noun, Abderrahim Ben Bouaida, a finalement jeté l’éponge. Il disposait d’une large majorité, vite partie en éclats, en raison de l’absence d’un terrain d’entente avec l’opposition, conduite par Abdelouahab Belfkih de l’USFP.

    Ces conflits non résolus ont fini par bloquer la machine et poussé le ministère de l’Intérieur à prononcer la suspension du président en mai de l’année dernière. Depuis, le dossier n’avait pas bougé. Aujourd’hui, la démission, qui a été annoncée jeudi par un communiqué du ministère de l’Intérieur, réfutée le lendemain par l’intéressé, a donné un coup d’accélérateur au dossier.

    En principe, l’élection de la nouvelle présidence et des membres du bureau du conseil doivent intervenir au plus tard dans trois semaines. Pour l’heure, le RNI n’est visiblement pas disposé à brader ce poste. Même si la candidature de Mbarka Bouaida à la course de cette présidence n’est pas encore officielle, dans les coulisses du parti, le nom de la secrétaire d’Etat en charge des Pêches maritimes revient sur toutes les lèvres. Il semble qu’un accord ait été obtenu avec celui qui a été à la manœuvre (Abdelouahab Belfkih) pour mettre les bâtons dans les roues du président sortant. Il a fallu l’intervention de Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP et d’autres bonnes volontés pour débloquer la situation.

    Des concessions ont été nécessaires en vue de confier aux partisans de Abdelouahab Belfkih 4 sièges au niveau du bureau du conseil de la région. Pour mieux situer les enjeux de cette affaire politique, il est impératif de revenir à la période de la constitution des bureaux et à l’importance que l’Etat avait accordée aux régions. En effet, celles-ci devaient vite monter en puissance. Aujourd’hui, les différents présidents pointent la lenteur de mise en œuvre de tout le dispositif institutionnel.

    Qu’importe, dans cette course effrénée, si le parti de Aziz Akhannouch a réussi à décrocher la présidence de deux régions (Souss-Massa et Guelmim-Oued Noun), il était néanmoins gêné par le blocage de l’une d’entre elles. Devant cette situation, le président du RNI était devant deux choix: sacrifier la région ou bien trouver une solution politique permettant de relancer la machine, tout en conservant cette collectivité territoriale dans l’escarcelle du parti.

    Visiblement, sa volonté de s’accrocher à cette région est si forte qu’il est disposé à sacrifier un poste ministériel, celui de Mbarka Bouaida. En jouant à fond la carte de la secrétaire d’Etat pour régler les problèmes et relancer la dynamique de cette région, Aziz Akhannouch balise le terrain pour sa formation pour les échéances à venir.

    Va-t-elle réussir dans cette entreprise même s’il ne lui reste qu’un peu plus de deux ans du mandat de l’actuelle région pour faire ses preuves? Son profil et ses compétences ne laissent aucun doute. En effet, ancienne députée très dynamique, elle était ministre déléguée aux Affaires étrangères lorsqu’elle s’était présentée aux élections régionales en 2015.

    Il y a de fortes chances que la présidence de la région était sur ses tablettes. Car, comment croire qu’elle s’était lancée dans la bataille électorale pour occuper un strapontin en devenant simple membre du conseil régional? Avait-elle ce dessein qui est en train de se réaliser? Difficile à dire.

    En tout cas, en tant qu’ancienne parlementaire et deux fois membres du gouvernement, elle dispose de toutes les compétences pour redorer le blason du RNI dans cette région du Sahara, particulièrement à la veille des réglages nécessaires à la préparation des élections législatives, communales et régionales.

    Une chose est sûre: un consensus sur son nom s’est dégagé pour débloquer la situation et donner un nouvel élan à toute la région. Surtout que cette collectivité territoriale souffre d’insuffisances en matière d’infrastructures de base.

    Vers un remaniement ministériel?

    Si Mbarka Bouaida est élu présidente de région, elle sera dans l’obligation de démissionner du gouvernement pour incompatibilité entre les fonctions. Car l’article 32 de la loi organique relative à l’organisation et à la conduite du gouvernement et au statut de ses membres est formel. Les cas d’incompatibilité avec la fonction de ministre et les règles relatives à la limitation du cumul des mandats l’imposent. La présidence du conseil de région est incompatible avec la fonction gouvernementale. Alors trois scénarios seront possibles. Le premier consiste à remplacer la secrétaire d’Etat par une autre personne du RNI que le président du parti aura choisi et présenté au chef du gouvernement qui en fera la proposition au Roi. Le deuxième consiste à garder le statu quo intact après la démission de Mbarka Bouaida. C’est d’ailleurs ce qui se passe réellement dans le ministère des Pêches maritimes où la secrétaire d’Etat est marginalisée. Cette situation anachronique dure depuis l’installation du gouvernement. Et pour cause, Aziz Akhannouch travaille directement avec la secrétaire générale de ce département sans passer par Mbarka Bouaida. Le dernier scénario suppose que le changement intervienne à l’occasion d’un large remaniement qui se produit à mi-mandat de l’exécutif. Tous les jeux sont ouverts.

    M.C.

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