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    Timide évolution du paiement mobile

    Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5535 Le 14/06/2019 | Partager
    Le Maroc à la traîne
    Plus de 67,4 milliards de DH de cash retiré des GAB au 1er trimestre
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    Les opérations de retraits par cartes marocaines sur les guichets automatiques ont progressé de 7,9% (en valeur) par rapport à la même période en 2018

    Le cash a la peau dure au Maroc! Cela ne fait l’ombre d’aucun doute. Durant le 1er trimestre, les opérations de retraits par cartes marocaines sur les guichets automatiques ont atteint 67,4 milliards de DH, pour un total de 75,5 millions d’opérations, en progression de 7,4% en nombre de transactions et +7,9% en montant par rapport à la même période en 2018.

    Les chiffres proviennent des statistiques du Centre monétique interbancaire (CMI). L’utilisation de la monnaie fiduciaire présente l’avantage de l’anonymat en plus de l’absence de trace. Ce qui est adapté à l’économie informelle, qui est une problématique réelle au Maroc. Au Kenya, M-Pesa a permis, en huit ans, de passer de quelque 300.000 comptes à plus de 22 millions, selon une étude de la London Business School.

    Dans un rapport paru récemment, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) recommande de «s’arrimer aux nouvelles mutations du paysage bancaire africain, marqué notamment par l’émergence du mobile money», rappel Saloua Karkri Belkeziz, présidente de l’Apebi.

    En Afrique subsaharienne, «le paiement mobile est venu remplir le creux immense dans lequel les cartes bancaires ne s’étaient pas installées». Dans la zone Cedeao voisine, les chiffres sont édifiants. L’on recense plus de 104,5 millions de comptes de mobile money en 2017 avec une évolution à deux chiffres d’année en année. En 2018, selon le GSMA, 48% des utilisateurs du mobile money dans le monde sont africains.

    Au Maroc, l’enjeu est de réussir à transférer le cash vers la monnaie électronique. Pour ce faire, l’aspect réglementaire (protection des données personnelles, agrément…) et l’interopérabilité sont des leviers stratégiques à manœuvrer avec tact pour ne pas brider l’innovation, les initiatives et l’accélération du développement de ce moyen de paiement.

    «La démocratisation et l’accélération de la pénétration du paiement mobile se feront par l’équipement à grande échelle des commerçants», soutient Rachid Loubaris, directeur central Crédit Agricole. Le grand défi au Maroc, pour le paiement mobile, est de convaincre les commerçants à l’accepter.

    Au Maroc, Bank Al-Maghrib a décidé que le paiement mobile doit être instantané. C’est-à-dire que les transferts d’argent d’un mobile à un autre doivent permettre au destinataire d’en disposer immédiatement, sans avoir à attendre le lendemain. Ce qui constitue une évolution importante. Chez HPS, notamment, «des développements sérieux sont en cours actuellement pour permettre l’invisibilité du paiement».

    M.Ko.

     

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