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    International

    Brexit: Boris Johnson menace l’UE d’un «no deal»

    Par L'Economiste | Edition N°:5534 Le 13/06/2019 | Partager
    La Commission européenne réagit fermement

    Boris Johnson, le favori pour succéder à la Première ministre Theresa May a lancé mercredi 12 juin sa campagne officielle. Adoptant un discours provocateur, il a affirmé à Londres ne pas «viser un Brexit sans accord», même s'il est prêt à opter «en dernier recours» pour cette sortie brutale de l'Union européenne.

    Si Boris Johnson est choisi comme chef des Tories et devient donc Premier ministre, il compte renégocier l'accord conclu en novembre entre la Commission européenne  et Theresa May. Celle-ci, ayant démissionné de ses fonctions, avait obtenu de Bruxelles un report du plan de divorce au 31 octobre.

    Cependant, l'ancien ministre des Affaires étrangères a assuré que le Royaume-Uni quitterait l'UE à la date fixée, accord renégocié ou pas, tout en assouplissant sa position en faisant du «no deal» une issue de dernier recours. Il avait aussi menacé du retrait du Royaume-Uni sans régler la facture de sortie (estimée entre 40 et 45 milliards par l'actuel gouvernement) jusqu'à ce que l'UE accepte de meilleures conditions de Brexit.

    Des propos qui n’ont pas plu à Bruxelles. Le commissaire européen au budget Günther Oettinger avait expliqué qu'une sortie britannique sans accord à l'automne entraînerait un trou de 12 milliards d'euros dans le budget 2020 de l'UE. La Commission européenne a donc réagi en rappelant que Londres devra honorer ses engagements financiers dans le cas d'un Brexit «no deal», une des conditions préalables  à l'ouverture de négociations sur un futur accord commercial.

    Elle a également précisé qu'en cas de sortie brutale, sans période de transition, «le Royaume-Uni devra régler trois questions principales liées à la séparation». Outre le respect des obligations financières prises dans le cadre du budget pluriannuel de l'UE, il y figure aussi la protection des droits des citoyens ainsi que de la frontière irlandaise, à savoir «la préservation de l'accord du Vendredi Saint». L'UE y associe également «l'intégrité du marché intérieur», question fondamentale du Brexit.

    En début de semaine, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a toutefois réaffirmé que l'accord de divorce ne saurait être renégocié. «Ce n'est pas un traité entre Theresa May et Jean-Claude Juncker, mais entre le Royaume-Uni et l'UE. Il doit être respecté par le prochain Premier ministre britannique quel qu'il soit», a-t-il insisté.

    Sami ANOUAR

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