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    Honoris se positionne avec un 1er campus

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5532 Le 11/06/2019 | Partager
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    Hassan Filali, CEO d’Honoris United Universities Maroc: «Le réseau Honoris est ouvert à tout autre établissement qui partage notre ambition et nos valeurs» (Ph. Honoris) 

    C’est en 2017 que Honoris United Universities, le réseau panafricain du fonds d’investissement britannique Actis, a été créé. Il a déjà acquis 10 établissements, dont trois au Maroc (EMSI, Université Mundiapolis et l’Ecole d’Architecture de Casablanca). Demain, mercredi, le réseau inaugurera son premier Campus au Maroc. Soft-skills, formation en alternance, employabilité, programme multidisciplinaire ... Honoris promet «d’accélérer le développement de ses écoles partenaires et de produire un réel impact sur son environnement».

    - L’Economiste: Honoris compte aujourd’hui 3 établissements marocains. Quelles sont vos ambitions dans le pays?  
    - Hassan Filali: Notre ambition est de participer à l’amélioration de l’offre éducative du pays. L’enseignement supérieur privé accueille actuellement moins de 5% des étudiants du supérieur, répartis sur près de 200 écoles et universités. La moyenne du privé dans les pays à revenu intermédiaire comme le Maroc est de 13%. Pour augmenter la part du privé, il faut avoir de grandes institutions dotées des moyens financiers adéquats qui lui permettent d’investir dans la recherche et l’innovation, et ainsi, de gagner en qualité. C’est ce que nous apportons aux écoles de notre réseau. Par ailleurs, pour avoir un réel impact sur notre économie, il faut réussir à former un nombre important d’étudiants. Nous essayons donc d’être accessibles pour le plus grand nombre. Nos frais de scolarité sont adaptés à la réalité socio-économique du pays. Nous nous  préoccupons de l’employabilité de nos lauréats. Nous formons des étudiants agiles, à même de réussir aussi bien en entreprise qu’en créant leur propre emploi.

    - Pourriez-vous nous donner plus de détails sur le nouveau Campus Roudani?
    - Il s’agit d’un lieu unique de 10.000 m2 en plein cœur de Casablanca. Il offre des espaces de travail pédagogique d’excellence, avec des salles de séminaires et de conférences, une bibliothèque, des laboratoires d’informatique et de santé, espace de repos... Nous offrons des infrastructures équivalentes à celles des campus universitaires occidentaux, que l’on trouve en périphérie des grandes villes. Nous avons choisi ce campus pour être plus proches des lieux de résidence de nos étudiants, afin qu’ils puissent profiter des infrastructures en dehors des heures de cours. Nous pensons aussi qu’avec les changements que nous vivons, beaucoup de personnes en activité voudront suivre des formations en parallèle, afin d’acquérir de nouvelles compétences. Le Campus Roudani accueille des annexes de l’EMSI et de l’université Mundiapolis. Sur ce site nous offrons des programmes multidisciplinaires en ingénierie, business, droit, sciences politiques, IT et métiers de la santé.

    - Qu’en est-il de l’Ecole d’architecture de Casablanca. Ne sera-t-elle pas présente sur ce Campus?  
    - Le Campus Roudani sert de relais de croissance à nos institutions, mais ne remplace pas les écoles mères. Etant donné que nous venons tout juste d’ouvrir nos portes en décembre dernier, les institutions membres s’y installent petit à petit, au fur et à mesure que le réseau s’agrandit. Il n’est donc pas exclu que les étudiants de l’EAC puissent également bénéficier de cette infrastructure dans un futur proche.

    - Il existe aujourd’hui un gap entre la formation des jeunes et les attentes du marché de l’emploi. Que prévoyez-vous dans ce sens?
    - Pour assurer une meilleure adéquation, la formation doit aller au-delà des programmes que nous devons enseigner pour l’octroi d’un diplôme. Nous devons nous assurer que nos lauréats ont les compétences exigées par le marché du travail. En tant que premier réseau d’enseignement supérieur privé au Maroc nous voulons travailler avec les employeurs pour anticiper leur besoin en compétences. Nos lauréats seront ainsi prêts à créer de la valeur, dès leur entrée sur le marché du travail. Les liens avec l’entreprise sont développés très tôt dans le cursus, avec des stages très réguliers pour nos étudiants en ingénierie, et des formations en alternance où nos étudiants de master peuvent passer jusqu’à 5 mois par an en entreprise. C’est, selon nous, le meilleur moyen d’assurer une bonne intégration de nos lauréats. De plus, nous comptons aussi des professionnels exerçant dans le privé qui assurent certains cours afin d’avoir ce pont avec le monde de l’entreprise.

    L’intelligence collaborative au cœur de la stratégie

    - Comment comptez-vous préparer les étudiants aux futures évolutions du marché du travail?
    - «Une étude récente de la Société financière internationale (SFI) relève que 40% des compétences requises par les employeurs changeront d’ici 2022. Les compétences nouvelles sont liées à la faculté d’opérer en bonne intelligence et à la capacité de s’adapter aux nouvelles manières de travailler. De plus, le savoir n’a jamais été autant partagé et disponible. De facto, les compétences socio-comportementales deviennent primordiales pour créer de la valeur. Avoir un réseau d’établissements multidisciplinaires permet à nos étudiants de travailler sur des projets transverses, et de s’exposer à d’autres cultures. Nous sommes en train de mettre en place des modules d’enseignement afin de développer ces soft skills. Tous nos étudiants devront obtenir ce certificat avant l’obtention de leur diplôme».

    Propos recueillis par Tilila EL GHOUARI

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