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    Défaillances d’entreprises en France: Les TPE les principales exposées

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5530 Le 04/06/2019 | Partager
    Les secteurs dépendant de la consommation des ménages ont souffert
    La construction et l’agroalimentaire tirent leur épingle du jeu

    Au cours des quatre premiers mois de l’année, les défaillances d’entreprises ont augmenté de 0,8% en France. Après deux premiers mois de forte hausse, en raison notamment des répercussions du mouvement des gilets jaunes, elles ont reflué en mars et en avril, indique Coface dans sa publication économique «Défaillances d’entreprises en France: les TPE au creux de la vague».

    A fin avril 2019, 53.000 entreprises en difficulté avaient été recensées sur un an. La tendance haussière s’est confirmée en début d’année. Elle a été notée depuis le mois de mai 2018, quand 52.063 cas avaient été enregistrés au cours des 12 mois précédents. Coface anticipe une augmentation de +1,7% sur l’ensemble de cette année (à près de 53.728). Ceci dans un contexte de croissance économique résiliente, mais pénalisée par plusieurs facteurs.

    A la fois par un environnement international moins favorable (croissance moins dynamique des principaux partenaires, protectionnisme accru) et par d’importantes contraintes d’offre (taux d’utilisation des capacités de production et difficultés de recrutement au plus haut depuis 2007).

    A l’exception notable de la construction et de l’industrie agroalimentaire, plusieurs secteurs ont continué d’enregistrer une détérioration de leur situation en ce début d’année. En dépit des mesures gouvernementales visant à accroître leur pouvoir d’achat, les activités dépendant de la consommation des ménages ont ainsi recensé davantage de dépôt de bilan. Et ce, à l’image des services aux particuliers, de l’automobile et des commerces non spécialisés.

    Sans surprise, les très petites entreprises (TPE) sont les premières affectées par le ralentissement de la croissance. La progression des faillites est exclusivement imputable à celles réalisant moins de 250.000 euros de chiffre d’affaires. Les anticipations d’activité déclinante dans les TPE se reflètent dans la montée de leurs demandes de crédit de trésorerie et la baisse de celles de crédit d’investissement. Par conséquent, le coût financier moyen est resté sur une tendance décroissante.

    Selon le baromètre investissement & trésorerie des entreprises 2019, établi par Euler Hermes, 18% des sociétés observent une transformation de leurs retards de paiement en impayés, un chiffre encore plus frappant dans le secteur de la construction (28%).

    Cette donnée est critique, un impayé pouvant avoir de graves conséquences sur la trésorerie d’une entreprise, et provoquer des défaillances en chaîne. Euler Hermes estime d’ailleurs qu’elles devraient croître de 2% cette année dans l’Hexagone, leur première accélération depuis 2015.

    Des créations d’entreprises plus nombreuses

    D’après Coface, près de 137.571 entreprises (hors autoentrepreneurs) ont été créées au cours des quatre premiers mois de l’année, soit une hausse de 10% par rapport à la même période en 2018. En incluant les micro-entrepreneurs, la dynamique est encore plus notable: 265.827 créations entre janvier et avril, en progression de 19,5%. Elle devrait commencer toutefois à se répercuter négativement dans l’évolution des défaillances, dans la mesure où seulement une entreprise sur deux est toujours active cinq ans après sa création.

    F. Z. T.

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