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    International

    Sommets de la Mecque: Riyad sauve la face

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5529 Le 03/06/2019 | Partager
    Iran, l’ennemi commun
    La Palestine reléguée au second plan
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    Lors de ce triple sommet, Riyad a pesé de tout son poids pour former un large front contre l’Iran, reléguant la question palestinienne au second plan (Ph. AFP)

    A l’issue du triple sommet de la Mecque, l’Arabie saoudite se félicite d’avoir obtenu le soutien quasi unanime des chefs d’Etat présents, constituant un front anti-Iran, en apparence uni.  Des réunions convoquées en urgence par les autorités saoudiennes suite à des actes de sabotage commis le 12 mai contre quatre navires dont deux tankers saoudiens et un navire battant pavillon norvégien, au large d’Al Fujaïrah, aux Emirats arabes unis.

    Deux jours après, ils ont été suivis, le 14 mai, d’attaques par des drones armés, envoyés par les rebelles houthis, d’installations pétrolières en Arabie saoudite visant des stations de pompage, provoquant incendie et contraignant les autorités à interrompre provisoirement ses opération sur un oléoduc majeur du pays.

    Riyad voit derrière ces attaques «terroristes» la signature de Téhéran. Le Roi Salman, qui a multiplié les accusations contre l’Iran lors des réunions de la Ligue arabe et du Conseil de coopération du Golfe (CCG), suivies par celle de l’Organisation de la conférence islamique, s’est livré à une violente diatribe contre l’Iran, son grand rival dans la région. L’accusant d’«actions criminelles».

    La Ligue arabe a consacré dix des onze points de son communiqué final à dénoncer les «ingérences» de l’Iran au Proche-Orient, notamment son soutien aux rebelles houthis, son intervention en Syrie et ses menaces contre le trafic maritime. Le conclave s’est conclu par la lecture de la «Déclaration de la Mecque», mais l’unanimité affichée reste à nuancer toutefois, face à l’opposition de l’Irak à cette déclaration.

    D’autant plus qu’hormis les déclarations verbales de soutien à Riyad et à Abou Dhabi, les pays arabes ne se sont pas engagés à envoyer des troupes pour contribuer à assurer la sécurité des installations pétrolières en Arabie saoudite et les eaux territoriales des Emirats arabes unis.

    La question iranienne a relégué pour la première fois la question palestinienne au second plan. La «Déclaration de la Mecque» se contente de renvoyer aux résolutions des sommets arabes précédents, appelant à une solution à deux Etats. Le texte ne mentionne pas le plan de paix que l’administration américaine pourrait prochainement dévoiler et qui a été rejeté par avance par les Palestiniens.

    Il est lieu de signaler que la réunion de la Mecque a connu l’absence de certains chefs d’Etat de la région arabe. Le président algérien par intérim, le chef du gouvernement d’Union nationale en Libye, le président libanais et le sultan d’Oman n’ont pas fait le déplacement. Au sommet islamique, l’Iran a tout de même été représenté par une délégation de bas niveau, composée de représentants du ministère des Affaires étrangères.

    La délégation de la Turquie a été conduite par le ministre des Affaires étrangères. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est en froid avec l’Arabie saoudite en raison du meurtre à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, n’a pas assisté au sommet. Le Qatar, quant à lui, a été représenté par le Premier ministre. Une première depuis la rupture des relations entre les deux pays il y a deux ans.

    A.Bo

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