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    Economie

    Gouvernement: El Othmani veut «garder le cap»

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5526 Le 29/05/2019 | Partager
    Il a attaqué l’opposition, la défiant d’activer la procédure de motion de censure
    Mais reste conscient de l’ampleur des déficits
    Charte des investissements, réforme de la fiscalité, promotion de l’emploi… les priorités
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    Saâdeddine El Othmani n’a pas hésité à accuser les groupes parlementaires de l’opposition d’opter pour un «discours nihiliste, qui risque de consacrer la culture du désespoir et du fatalisme» (Ph. Bziouat)

    Après s’être soumis à l’exercice mensuel des questions de politiques publiques durant la journée, Saâdeddine El Othmani est revenu au Parlement, dans la soirée, lundi dernier, pour répondre aux interpellations des groupes parlementaires concernant le bilan du gouvernement à mi-mandat.

    Le chef du gouvernement a estimé que les critiques de l’opposition sont «injustes», dans la mesure où «nous sommes encore à mi-mandat, alors que les engagements contenus dans le programme gouvernemental s’étalent sur 5 ans». El Othmani a également insisté à distinguer entre les «performances» de son équipe et celles de son prédécesseur.

    Au moment où les groupes parlementaires qualifiaient le bilan de l’exécutif de «maigre», le chef du gouvernement a estimé qu’il a opté pour le réalisme, dans la mesure où son équipe «ne dispose pas de solutions immédiates à tous les problèmes du Maroc». Mais, «les indicateurs montrent que nous sommes sur la bonne voie», a-t-il dit.

    El Othmani n’a pas hésité à défier certains groupes de l’opposition, qui avaient qualifié son équipe de «gouvernement de gestion des affaires courantes». Il a souligné que ces «parties sont conscientes que les réalisations sur le terrain sont en contradiction avec leurs affirmations. Sinon, ils auraient pu activer l’article 105 de la Constitution». Celui-ci concerne les modalités de déclenchement de la procédure de motion de censure et les conditions de sa recevabilité.

    Le chef du gouvernement a mis en garde contre «les menaces du discours nihiliste de l’opposition, qui risque de consacrer la culture du désespoir et du fatalisme». Toutefois, El Othmani a reconnu que «la réalité sur le terrain impose de fournir davantage d’efforts, vu l’ampleur des attentes des citoyens». Il a estimé que «l’impact des réalisations ne peut être ressenti dans deux ans ou même au cours d’un seul mandat».

    Le plus important, selon lui, est «de maintenir le cap». Il a présenté, devant les députés, les mesures prioritaires durant la prochaine période. Il s’agit notamment des chantiers déjà lancés, suite aux orientations royales. Le chef du gouvernement a évoqué la réforme des CRI ainsi que l’adoption et la mise en marche de la nouvelle charte d’investissement.

    S’y ajoute l’activation du nouveau dispositif du partenariat public privé, suite à la réforme de sa réglementation. L’un des principaux chantiers à mener durant la prochaine période, selon le chef du gouvernement, est lié à la mise en œuvre du plan national d’emploi, surtout dans les régions, parallèlement à la refonte des mécanismes de promotion.

    El Othmani s’est également engagé à accélérer les préparatifs pour la tenue de la Rencontre nationale de l’emploi et de la formation, en vue d’élaborer une véritable feuille de route dans ce domaine. Cette rencontre est très attendue, notamment pour identifier de nouvelles solutions permettant d’atténuer le niveau du chômage, très élevé parmi les jeunes et les femmes.

    L’autre chantier sur lequel le gouvernement est attendu durant la prochaine période: l’implémentation des recommandations des Assises de la fiscalité. Cela devra s’accompagner de la poursuite de l’exécution des différentes stratégies sectorielles. Celles-ci sont appelées à faire l’objet d’évaluations en vue d’identifier les dysfonctionnements à corriger, selon des groupes parlementaires.

    Quid du social?

    Au-delà des mesures économiques, Saâdeddine El Othmani a été interpellé sur les déficits constatés dans les domaines sociaux, en plus du retard accusé dans la mise en œuvre de certaines réformes. En tête, le blocage qui empêche l’adoption du projet de loi cadre sur l’enseignement, toujours au niveau de la Chambre des représentants. Le chef du gouvernement a été peu convaincant, estimant que cette question doit être «tranchée au niveau des groupes parlementaires, sans l’intervention des partis, afin d’éviter de la politiser davantage». Il a affirmé que la mise en œuvre de la Vision 2030 «doit être menée selon une approche participative». D’autres chantiers doivent également être accélérés, selon les députés de l’opposition. En tête, le déploiement du registre social unifié et de la couverture médicale au profit des professions libérales et des indépendants.

    M.A.M.

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