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    Capital immatériel: La R&D encore sous-exploitée

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5525 Le 28/05/2019 | Partager
    L’IRES dresse l’état des lieux de la recherche scientifique dans le monde arabe
    A peine 1% du PIB pour financer ces activités
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    Le développement d’un écosystème performant d’innovation et de recherche scientifique est une arme incontournable dans le contexte de compétition globalisé.

    Le développement d’un écosystème performant d’innovation et de recherche scientifique est une arme incontournable dans le contexte de compétition globalisé. Or, jusqu’à maintenant, c’est le talon d’Achille de plusieurs économies dans le monde arabe. La R&D est encore à la traîne dans cette région. C’est ce qui ressort de l’étude de l’Institut royal des études stratégiques (Ires), dont les résultats préliminaires ont été restitués la semaine dernière à Rabat.

    «Nous avons essayé de dresser l’état des lieux dans le monde arabe», a expliqué Ahmed Azirar, économiste et l’un des rédacteurs de ce document. Pour lui, «l’un des principaux constats est l’existence d’un embryon de recherche qui éclot, notamment grâce aux avancées perceptibles depuis 2012».

    Cette étude a également montré la persistance de disparités entre les Etats du monde arabe. «Naturellement, il y a de grandes différences. 6 pays se distinguent comme étant les plus avancés dans ce domaine, parmi lesquels figure le Maroc», a-t-il dit.

    Ce document, dont les résultats détaillés devront être bientôt livrés, est d’une importance capitale dans un contexte marqué par la préparation du nouveau modèle de développement. Surtout que «la recherche scientifique et l’innovation constituent des leviers de compétitivité, de réactivité face au changement et d’amélioration du bien-être des populations», a expliqué Mohamed Tawfik Mouline, DG de l’IRES.

    D’autant qu’elles «permettent de stimuler la croissance et de favoriser la création d’emplois et aident à affronter les défis de ralentissement de la productivité dans les pays industrialisés, de vieillissement de la population, des incidences du changement…».

    Mouline a insisté sur l’importance du développement d’un système solide de R&D pour les pays en développement, dans la mesure où il permet de trouver des solutions innovantes pour rattraper les retards au niveau économique. L’idée est de profiter des opportunités qu’offre l’innovation pour mener une démarche de «leapfrog», qui donne aux pays la possibilité de faire des sauts technologiques.

    Par exemple, dans certains pays africains, des villages ont pu être raccordés à l’électricité indépendante, grâce aux panneaux solaires, sans passer par le réseau centralisé classique. Ces évolutions permettent «d’accroître la complexité économique et de préparer les entreprises à la transformation numérique et au renforcement de leur intégration dans les chaînes de valeur mondiales», a souligné le DG de l’IRES.

    Pourtant, l’économie de la connaissance n’est pas encore affirmée dans les faits comme une voie réelle d’accélération du développement dans les pays arabes, a-t-il déploré. Les activités de recherche scientifique et technique ne bénéficient que de faibles budgets, ne dépassant pas 1% du PIB dans ces Etats, selon les statistiques de l’Unesco.

    Dans les pays avancés, le financement des recherches est plus important, avec 4,3% du PIB en Corée du Sud, 3,15% au Japon, 3% en Allemagne, 2,8% aux Etats-Unis, 2,2% en Chine… L’idée est de «tirer les enseignements de ces expériences étrangères pertinentes dont le monde arabe pourrait s’inspirer et de réfléchir aux politiques publiques à déployer», selon les responsables de l’IRES.

    Compétitivité globale

    L’étude sur la recherche scientifique et l’innovation s’inscrit dans la logique des travaux de l’IRES sur les questions de compétitivité globale et de capital immatériel. «Elle tient compte de l’importance de ces activités en tant que déterminants pour améliorer durablement le positionnement international des pays». Concrètement, il s’agit d’un passage en revue des réformes menées dans les pays arabes en matière de recherche et d’innovation, dont la stratégie 2030 de la Ligue des Etats arabes. S’y ajoutent l’identification des acquis et des faiblesses ainsi que les opportunités à saisir et les risques à anticiper.

    M.A.M.

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