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    International

    Elections européennes: Un Parlement fragmenté…

    Par L'Economiste | Edition N°:5525 Le 28/05/2019 | Partager
    La dispersion des voix augure de difficiles tractations
    Un sommet à la lumière des résultats
    Début des négociations pour les postes-clés
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    Le sommet informel prévu ce mardi 28 mai dans la soirée verra le début des discussions entre chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE pour choisir les nouveaux dirigeants des institutions européennes. Les débats pour les postes-clés s’annoncent rudes après les européennes qui ont accouché dimanche d’un Parlement plus fragmenté après la poussée, certes limitée par rapport aux prévisions, des partis eurosceptiques et la nette progression des écologistes et des libéraux.

    Les grandes manœuvres sont déjà lancées. Le président français Emmanuel Macron, qui a perdu son pari face à Marine Le Pen, devait recevoir le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez, avant de déjeuner mardi à Bruxelles avec plusieurs dirigeants. Ces derniers jours, il avait reçu le Néerlandais Mark Rutte et le Portugais Antonio Costa et a également appelé dimanche soir au téléphone la chancelière Angela Merkel.

    Il faudra aux 28 tirer les leçons du nouvel équilibre des forces au Parlement. Dopés par les scores des partis de Marine Le Pen et Matteo Salvini, mais aussi celui du parti pro-Brexit de Nigel Farage au Royaume-Uni, les eurosceptiques devraient remplir, toutes tendances confondues, jusqu’à un quart de l’hémicycle (171 sièges selon les projections les plus récentes contre 155 dans l’hémicycle sortant).

    L’élection a également été marquée par la percée des écologistes, portés par les Verts allemands et la surprenante troisième place des Verts français, ainsi qu’un groupe libéral centriste revigoré par les troupes d’Emmanuel Macron. Ils participent à une reconfiguration d’un Parlement européen où l’hégémonie de la grande coalition menée par le PPE (centre droite) et du S&D (centre gauche) prend fin.

    Le PPE (182 sièges selon les dernières projections fournies par le Parlement européen, contre 216 actuellement) et les sociaux-démocrates (S&D, 147 sièges contre 185) restent les deux principales formations de l’hémicycle européen. Cependant, ils perdent leur capacité à réunir à eux seuls une majorité pour faire passer des textes législatifs. Ils devront composer avec les écologistes, qui grimpent de 52 à 69 sièges, et les Libéraux (Alde), qui obtiennent 109 sièges contre 69.

    Les eurosceptiques, quant à eux, dont la poussée annoncée a été limitée, devraient avoir du mal à présenter un front uni. Si le Rassemblement national de Marine Le Pen a appelé à la constitution d’un groupe puissant au Parlement européen, ces diverses forces hétéroclites ont montré par le passé qu’elles avaient du mal à surmonter leurs différences.

    Marine Le Pen espère, avec la Ligue de Matteo Salvini (28 sièges à elle seule), fédérer une large alliance de partis nationalistes, eurosceptiques et populistes. Leur groupe parlementaire, l’ENL, est crédité de 58 sièges (contre 37).

    Mais il semble difficile qu’ils arrivent à convaincre les autres d’un rapprochement: l’EFDD, où siège le Mouvement Cinq Etoiles italien et que devrait rallier le nouveau parti europhobe de Nigel Farage, grand vainqueur des élections au Royaume-Uni (29 sièges), ou encore les conservateurs du groupe CRE (Tories britanniques et Polonais au pouvoir du PiS, 59 sièges au total).

    Ce rééquilibrage des forces au sein de l’hémicycle devrait compliquer les discussions qui s’ouvrent sur les principaux postes à la tête des institutions européennes. Un premier bras de fer s’annonce entre le Parlement européen et le Conseil, qui regroupe les chefs d’Etat et de gouvernement.

    Le premier (fort d’un bond de la participation: un électeur sur deux s’est déplacé) estime que le futur président de la Commission européenne doit être l’un des candidats tête de liste. A ce titre, les dirigeants du PPE ont immédiatement réclamé le poste pour leur chef de file (ou Spitzenkandidat selon le terme allemand), l’Allemand Manfred Weber, un conservateur dont le profil divise.

    Une équation encore compliquée par l’exigence imposée par l’UE d’équilibres politiques, géographiques, démographiques, de parité hommes-femmes entre l’ensemble des postes de haut niveau. Outre la Commission, il faudra nommer un nouveau président du Conseil, de la Banque centrale européenne ou encore le très convoité poste de chef de la diplomatie.o

    F. Z. T. avec agences

     

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