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    Culture

    Musiques sacrées: La 25e édition livre ses secrets au Sénat

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5524 Le 27/05/2019 | Partager
    Diplomatie culturelle et ouverture sur l’autre… l’ADN du festival présenté à Paris
    «Fès, à la confluence des cultures» à l’honneur du 14 au 22 juin
    Pas que Sami Yusuf et Marcel Khalifa, Marouane Hajji et Saïda Charaf aussi
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    Du beau monde pour célébrer le lancement de la promotion du 25e Festival de Fès des musiques sacrées du monde en France. De gauche à droite, Abderrafih Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, Catherine Dumas, vice-présidente du GIA France-Maroc, Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France, Bariza Khiari, ancienne vice-présidente du Sénat, André Vallini, sénateur de l’Isère, et Corine Feret, vice-présidente du GIA France-Maroc (Ph. YSA)

    Le Festival de Fès des musiques sacrées du monde (FFMSM) offre une véritable opportunité de promouvoir les vraies valeurs du Maroc. Conviés au Palais du Luxembourg, siège du Sénat, à Paris, par les organisateurs du festival, plusieurs médias français sont venus découvrir la programmation «exceptionnelle» de cette 25e édition. Celle-ci célèbrera le renouveau de la médina de Fès où s’enchevêtrent les ruelles et les monuments historiques. Cette médina est la métaphore de ce festival qui donne la parole aux arts spirituels à multiples facettes du monde entier. L’Economiste revient sur les principaux points soulevés lors de la conférence de Paris. Décryptage.

    ■ Catherine Dumas: «Une exhortation à la création et l’union»  
     «Fès, à la confluence des cultures» est une exhortation à la culture et à sa force de création et d’union. C’est aussi un symbole de confiance de transmission des idées à travers le temps et les sociétés dans toutes leurs diversités», a noté d’emblée Catherine Dumas, vice-présidente du Groupe interparlementaire d’amitié (GIA) France-Maroc. Pour Dumas, cet évènement est un signe de progrès, une chance pour la démocratie. Il montre aussi qu’en la matière le Maroc est exemplaire. Sous le règne du Roi Mohammed VI, le Royaume «a profondément changé». «C'est un îlot de stabilité politique et économique, un enjeu sécuritaire essentiel pour la région et l’Europe, et porte d’entrée en Afrique, continent d’avenir et où la France a une place privilégiée à prendre eu égard à son histoire avec ce continent», ajoute la sénatrice.

    ■ Chakib Benmoussa: «La diversité culturelle est une richesse»
    De son côté, Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France, rappelle que ce festival est resté fidèle à son ADN de départ et le thème de cette année, «Fès, à la confluence des cultures» ne déroge pas à la tradition.
    L'évènement coïncide cette année avec le 20e anniversaire de l’accession de SM le Roi au Trône. «C’est un moment à forte charge symbolique pour le Royaume. Le Souverain a fortement œuvré pour que la culture soit au cœur du développement du Maroc», indique l’ambassadeur. Pour lui, la promotion de la culture est un facteur de cohésion sociale, de rayonnement, conforté par la Constitution du pays. Celle-ci reconnaît l’Identité nationale comme étant la résultante des cultures arabo-musulmane, hassanie, amazighe, mais aussi andalouse, africaine et juive. «SM le Roi, de par Son statut de Commandeur des croyants a veillé à la protection des religions et au dialogue interreligieux. Il attache également une importance particulière à la préservation du patrimoine matériel et immatériel de Fès, la capitale spirituelle du Royaume», rappelle Benmoussa.

    ■ Abderrafih Zouitene: «Perpétuer l’âme de Fès»
     «Les générations défilent et l’âme de la ville de Fès, creuset de l’histoire du Maroc, se perpétue grâce à son renouveau, initié par SM le Roi», indique Abderrafih Zouitene, président de l’Esprit de Fès. Etant difficile de retracer toute cette histoire, un film, de quelques minutes, a résumé «la magie de l’événement et son atmosphère». Outre quelques séquences des spectacles de Bab El Makina, Jardin Jnane Sbill, Bab Boujloud, et les nuits dans la médina, le film présente deux témoignages essentiels. Le premier appartient au défunt journaliste français, Jacques Chancel, qui parle de «Fès et son festival havre de paix et de tolérance». Le second est signé par sœur Marie Keyrouz, qui s’était produite, il y a une quinzaine d’années, à Bab El Makina. «Les religions sont faites pour relier les hommes. Quand on connaît Dieu, quand on prie Dieu, et quand on croit en Dieu, on ne peut qu’aimer», dit-elle.
    Ce 25e festival offrira des spectacles-créations réunissant 150 artistes venant de 30 pays. «Notre festival appelle à l’ouverture sur l’autre et au dialogue des cultures et des religions. Il participe à mieux faire connaître les valeurs de notre pays, marquées par l’esprit de tolérance et d’accueil, la richesse de son patrimoine matériel et immatériel. Venez le découvrir!» invite Zouitene.      

    ■ Driss Khrouz: «Relancer le débat et oser le dialogue»
    Parallèlement aux chants spirituels, se tiendra, les 15 et 16 juin prochains, le Forum du Festival de Fès des musiques sacrées du monde. Dirigé par Driss Khrouz, ce Davos culturel est «un hymne à la culture, aux rencontres et conférences, et à la richesse du débat qui a lieu durant le festival». Depuis un quart de siècle, ce festival a montré qu’il correspond à une nécessité mondiale. Car Fès est un terreau très propice à la culture, à la réflexion sur la spiritualité. Que ce soit à travers la musique qui donne une dimension à la fois ludique, et de création, mais aussi à travers les tables rondes, «où nous essayons de montrer à travers le croisement des disciplines et des expériences que Fès porte cette diversité, cette complexité de l’articulation des cultures». Ce forum qui relance le débat et ose le dialogue sur différentes questions, notamment celle de l’humanité, ne dispose, pour l'heure, que de deux jours. Aussi, le directeur de la Fondation appelle-t-il à étendre la durée du forum lors des prochaines éditions.

    L’aspect miraculeux de la naissance de Fès

    Côté programme, Alain Weber, directeur artistique du festival, promet un spectacle-création pour l’ouverture. Baptisé «Fès, mémoire du futur», celui-ci est prévu pour la soirée du 14 juin. Ainsi, la place Bab El Makina retrouvera la technique luminaire du mapping. C’est à travers un livre illustré que s’ouvrira cette évocation de Fès, un livre adressé à un enfant. Comme un conte, il abordera l’aspect miraculeux de la naissance de cette ville, l’enfance d’Idriss II peuplée de légendes et d’anecdotes sur son génie précoce qui le mènera à être proclamé Imam à l’âge de onze ans. De nombreux artistes marocains seront de la partie, notamment Marouane Hajji, Saïda Charaf, ou encore Hassan El Fed dans le rôle du Mejdoub. Chants de la confrérie Tijanniya, World Youth Orchestra, symbole de paix et de dialogue, avec l’ensemble andalou de Fès, Sami Yousuf, un des plus grands chanteurs soufis nommé par le Time Magazine, la grande nuit du flamenco avec José Merce et Tomatito, Marcel Khalifa, ainsi que des chants et danses rituels des femmes de Cuba... A découvrir.

    DNES à Paris, Youness SAAD ALAMI

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