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    International

    IDE: La France toujours attractive

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5516 Le 15/05/2019 | Partager
    Malgré le mouvement de contestation des gilets jaunes
    Les Etats-Unis en tête, la Chine perd du terrain
    Nouveau classement américain

    Malgré la crise des gilets jaunes et les manifestations internes, la France a fait son entrée dans le top 5 des pays les plus attractifs pour les investissements étrangers. C’est ce qui ressort du classement 2019 du cabinet de conseil en stratégie américain A.T. Kearney qui a interrogé des dirigeants d’entreprises du monde pour savoir où ils étaient le plus susceptibles d’investir dans les trois prochaines années.

    Qu’est-ce qui explique ce résultat? D’après la nouvelle enquête qui mesure l’indice de confiance des investissements directs étrangers (IDE), la France fait un bond de deux places cette année à la cinquième place, se classant ainsi au plus haut rang de l’histoire.

    La confiance des investisseurs a légèrement augmenté depuis l’arrivée au pouvoir du président Emmanuel Macron et les récentes manifestations à travers le pays n’ont pas affecté l’opinion. Au contraire, elles ont contraint le gouvernement à reporter certaines réformes et à adopter des mesures fiscales. Cette année, la croissance économique devrait atteindre 1,3%, ce qui est comparable aux prévisions de la zone euro et supérieur au taux de croissance de 0,8% prévu par l’Allemagne.

    Ces résultats ont été salués par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances pour qui les réformes menées ces derniers mois «incitent les investisseurs étrangers à investir en France». «C’est une bonne nouvelle pour notre économie, pour l’emploi, pour les Français», a-t-il insisté. Cette tendance positive avait déjà été confirmée par Business France et EY dans leur récent baromètre de l’attractivité.  

    Malgré la volatilité récente de l’environnement politique, le gouvernement semble déterminé à donner suite à plusieurs mesures annoncées. Parmi elles, la restructuration des systèmes de retraite et d’allocations de chômage. L’amélioration de l’environnement des entreprises a également été une priorité absolue pour le gouvernement Macron.

    Le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE), approuvé par le Parlement en avril, vise à privatiser certains actifs de l’Etat, à rationaliser les activités commerciales et à renforcer les petites et moyennes entreprises (PME) du pays.

    L’exécutif prévoit que ces réformes augmenteront le PIB de 0,4% d’ici 2025. En outre, en 2018, le gouvernement a commencé à abaisser progressivement les taux de l’impôt sur les sociétés, qui tombera à 25% d’ici 2022. D’autre part, la France s’est dotée de la taxe sur les géants du numérique, dite «taxe GAFA».

    L’analyse montre que les priorités des investisseurs ont évolué. Sur la liste d’importance figurent le niveau d’imposition, la facilité de paiement des taxes, l’innovation technologique et la sécurité du pays.

    Deux accords récents soulignent la capacité de la France à tirer parti de ses atouts dans ces domaines pour attirer les investissements directs étrangers. Le géant pharmaceutique américain Merck a annoncé l’acquisition de la société de haute technologie spécialisée dans la santé animale, Antelliq, en 2018, pour un montant d’environ 3,7 milliards de dollars. Un fabricant chinois de matériel médical a récemment annoncé son intention d’investir 400 millions de dollars dans son centre d’entreprise situé à Clamart, en France.

    Les clignotants au vert

    Au total, 22 des 25 premières places dans le classement sont occupées par des pays développés. Une situation qui tient, selon le cabinet de conseil, à l’importance accordée par les investisseurs à la question de la gouvernance et de la régulation. D’après cet indice des pays les plus propices aux IDE, près de 77% des entreprises comptent augmenter leur niveau d’investissement au cours des trois prochaines années.

    Les Etats-Unis dominent le classement

    Pour la 7e année de suite, les Etats-Unis occupent la première place du classement. Une position liée à plusieurs critères: son marché intérieur, sa fiscalité compétitive et ses capacités technologiques.
    Arrivent ensuite l’Allemagne, le Canada, et le Royaume-Uni qui conserve sa quatrième place malgré la perspective du Brexit.
    La Chine, qui a occupé la tête de ce classement annuel entre 2002 et 2012, tombe pour sa part à la 7e place, soit son plus bas niveau depuis la création de cet indice de confiance par A.T. Kearney il y a vingt ans. Parmi les explications avancées figurent le ralentissement de la demande intérieure, le recul des exportations, les inquiétudes croissantes sur le niveau d’endettement des entreprises chinoises et l’impact de la guerre commerciale avec les Etats-Unis.

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    F. Z. T.

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