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    L’économie européenne tient bon…

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5513 Le 10/05/2019 | Partager
    De bonnes perspectives à l’horizon 2020
    Vivement des réformes propices à la croissance
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    Croissance, chômage, inflation… les bonnes prévisions de Bruxelles à l’horizon 2020 pourraient avoir un effet positif sur l’économie marocaine qui devrait bénéficier de toute accélération de la croissance de ses partenaires européens

    Tensions commerciales, Brexit, faiblesse des marchés émergents… L’économie européenne fait preuve de résilience face à une conjoncture extérieure moins favorable. A quelques jours des élections européennes prévues du 23 au 26 mai 2019 dans les Etats membres, Bruxelles publie ses prévisions économiques du printemps 2019 dont voici quelques indicateurs:

    ■ La croissance plus robuste en 2020: Les Européens sont maintenant plus nombreux que jamais à avoir un travail et la vigueur de l’emploi devrait se poursuivre, bien qu’à un rythme plus lent. Conjuguée à une hausse des salaires, à une inflation modérée, à des conditions de financement favorables et à des mesures budgétaires de relance dans certains Etats membres, cette tendance devrait soutenir la demande intérieure. Globalement, le PIB devrait augmenter de 1,4% dans l’UE cette année et de 1,2% dans la zone euro. En 2020, les facteurs nationaux défavorables devraient s’estomper et l’activité économique hors UE devrait rebondir. La reprise économique chez les principaux partenaires du Maroc aura un impact positif sur l’économie marocaine. Ceci à la faveur d’un assouplissement des conditions financières mondiales et de mesures de relance dans certaines économies émergentes. La croissance du PIB devrait se renforcer légèrement l’an prochain, à 1,6% dans l’UE et 1,5% dans la zone euro. Les chiffres de 2020 sont également dopés par un nombre de jours de travail plus élevé cette année-là.

    ■ Accalmie sur le front du chômage: La situation sur le marché du travail a continué de s’améliorer malgré le ralentissement de la croissance vers la fin de 2018. Bien qu’il demeure encore trop élevé dans certains Etats membres, le taux de chômage de l’UE s’est établi à 6,4% en mars 2019, son plus bas niveau depuis que la série des chiffres mensuels du chômage a été lancée en janvier 2000. Dans la zone euro, il se situe actuellement à son plus bas niveau depuis 2008. Au cours des deux prochaines années, la croissance de l’emploi devrait ralentir. Les effets du rythme plus modéré de la conjoncture se faisant sentir et les mesures budgétaires temporaires dans certains Etats membres touchant à leur fin. Le taux de chômage devrait continuer de reculer dans l’UE en 2019 et atteindre 6,2% en 2020. Il devrait baisser à 7,7% en 2019 et à 7,3% en 2020 dans la zone euro, soit en deçà du niveau qu’il atteignait en 2007 avant le début de la crise.

    ■ L’inflation devrait rester modérée: Au niveau de l’UE, elle devrait tomber à 1,6% cette année, avant de remonter à 1,7% en 2020. S’agissant de l’inflation globale au sein de la zone euro, elle a reculé, passant de 1,9% au dernier trimestre de 2018 à 1,4% au premier trimestre de cette année, en raison de la hausse plus lente des prix de l’énergie. Compte tenu du fait que l’inflation des prix de l’énergie devrait continuer à ralentir au cours des trimestres à venir et du peu de signes selon lesquels une accélération de la croissance des salaires aurait alimenté les pressions sous-jacentes sur les prix, les prévisions tablent sur une inflation de la zone euro (indice des prix à la consommation harmonisé) de 1,4% aussi bien en 2019 qu’en 2020.

    ■ Le désendettement public se poursuit: Selon les prévisions, les ratios de la dette publique au PIB devraient diminuer dans la plupart des Etats membres en 2019 et 2020. Le tout sous l’effet du maintien des déficits à un faible niveau et d’une croissance du PIB nominal qui devrait rester supérieure au taux d’intérêt moyen sur l’encours de la dette. Dans l’hypothèse de politiques inchangées, le ratio de la dette publique au PIB au niveau de l’UE devrait tomber de 81,5% du PIB en 2018 à 80,2% en 2019, puis à 78,8% en 2020. Agrégé au niveau de la zone euro, il devrait reculer de 87,1% du PIB en 2018 à 85,8% en 2019, puis à 84,3% en 2020.

    ■ Le déficit public agrégé: Il devrait croître au niveau de l’UE, passant de 0,6% du PIB en 2018 à 1% aussi bien en 2019 qu’en 2020. Même tendance dans la zone euro (de 0,5% du PIB en 2018 à 0,9% en 2019) puis rester stable en 2020, dans l’hypothèse de politiques inchangées. La hausse attendue cette année s’explique essentiellement par la décélération de la croissance du PIB et les politiques budgétaires expansionnistes conduites par certains Etats membres.

    ■ Nouvelles réformes: «L’économie européenne continuera de croître en 2019 et 2020. La croissance reste positive dans tous les Etats membres et nous continuons de recevoir de bonnes nouvelles du front de l’emploi, notamment une augmentation des salaires», indique Pierre Moscovici, commissaire pour les Affaires économiques et financières, la Fiscalité et les Douanes. «Cela signifie que l’économie européenne tient bon face à une conjoncture mondiale moins favorable et à des incertitudes persistantes», dit-il. Pour Moscovici, il faut se tenir prêts à apporter davantage de soutien à l’économie si nécessaire, en parallèle avec de nouvelles réformes propices à la croissance. Il faut surtout éviter de tomber dans le protectionnisme, qui ne ferait qu’exacerber les tensions sociales et économiques.

    Les risques

    Les perspectives restent sujettes à d’importants aléas baissiers. Le risque d’une adoption de mesures protectionnistes à l’échelle mondiale et le ralentissement actuel de la croissance du PIB et des échanges mondiaux pourraient perdurer davantage que prévu. Tout particulièrement si la croissance chinoise se révèle décevante. Pour l’Europe, les risques sont notamment celui d’un Brexit sans accord et la possibilité que les perturbations temporaires que connaît actuellement la production se pérennisent. Des incertitudes politiques croissantes et la conduite de politiques moins propices à la croissance pourraient également se traduire par une contraction de l’investissement privé.

    Fatim-Zahra TOHRY

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