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    Rabat-Salé-Kénitra: La capitale du Maroc toujours sans plan d'aménagement

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5512 Le 09/05/2019 | Partager
    En 2018, 4 plans homologués et 3 en cours
    A l'exception de celui de Rabat
    Les documents de l’urbanisme couvrent 67% du territoire

    Rabat, la capitale du royaume, ne dispose toujours pas de plan d’aménagement, et ce depuis une décennie. Un navrant constat qui se dégage du dernier conseil d’administration de l’Agence urbaine de Rabat-Salé (AURS) tenu sous la présidence d’Abdelahad Fassi Fihri, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville. Aussi, les responsables tentent de rassurer de leur mieux.

    «Nous poursuivons la préparation du plan d’aménagement unifié de la ville de Rabat, et comptons au cours de cette année, la transmettre pour négociation avec les acteurs concernés», a précisé Khaddouj Guenou, directrice générale de l’AURS, lors de la présentation du plan d’action 2019-2021. Les autorités promettent «de passer à partir de 2020 à la phase d’adoption du plan», une échéance loin de convaincre des élus qui n'hésitent pas à clamer leur mécontentement. 

    A l’exception du cas de la capitale, des progrès ont été enregistrés ces dernières années en matière de couverture de documents d’urbanisme au profit du reste des communes de l’agglomération Rabat-Salé. «Nous sommes passés de 11% en 2017 à 67% de taux de couverture l’année dernière», avance la responsable de l’agence. Il s’agit d’une nouvelle génération de documents intégrant les enjeux de l’urbanisme durable.

    En 2018, 4 documents ont été homologués. Le plus important est celui du plan d’aménagement unifié de la ville de Salé couvrant les 5 arrondissements de la commune dont la population dépasse un million d’habitants. Dans ce plan, 5 zones de projets structurants sont prévues sur une superficie de 46 ha et 8 autres dédiées aux projets de renouvellement urbain sur une superficie de 64 ha. A cela s’ajoutent 165 ha qui seront consacrés aux activités notamment économiques.

    La même approche a été adoptée pour les plans d’aménagement (PA) homologués en 2018 qui concernent les deux communes de Sidi Abi Al Kanadil et celle de Shoul. Le 4ème plan homologué se rapporte à la sauvegarde de la médina de Salé dont près de 160 bâtiments proposés pour être classés.

    Durant l’année 2018, trois plans se trouvaient dans la phase de l’enquête publique. Il s’agit du plan modificatif du PA du plateau d’Akrach-tranche 1, celui concernant l’entrée Sud de Rabat et le plan d’aménagement d’Ameur.

    Salé prend de l’ampleur

    Durant 2018, les services de l’AURS ont examiné 3.577 demandes d’autorisation, soit une hausse de 9% par rapport à l’année précédente. Le grand lot revient à la préfecture de Salé avec 2.504 demandes, soit une part de 70%, dont 81% ont reçu un avis favorable. 77% de projets destinés à l’habitat avec 8.800 unités ayant reçu l’avis favorable, soit un accroissement de 23% par rapport à 2017. Salé se positionne en tête avec une évolution de 60% contre seulement 34% pour Rabat. Même tendance pour les projets hors habitat portant sur les activités et les services avec un accroissement de 55% pour Salé et 15% pour Rabat.
    En 2018, 94 demandes de dérogation ont été examinées par l’AURS dont 27% ont reçu un avis favorable. Pour ce volet, Rabat vient en tête avec 2/3 des demandes. Les projets concernés portent sur un investissement de 5,319 milliards de DH et tablant sur la création de plus de 11.000 postes d’emploi. Ce positionnement de Salé s’explique par la rareté du foncier au niveau de Rabat. Le prix du foncier varie entre 15.000 et plus de 20.000 DH pour le m2 à Rabat, contre un prix moyen de 8.000 DH à Salé, avance un promoteur immobilier de la région.

    Noureddine EL AISSI

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