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    Culture

    Livre: Jésus, une grande figure biblique

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5509 Le 06/05/2019 | Partager
    Un essai de Rachid Lazrak, entre histoire et religion •
    Un personnage qui fascine et intrigue
    Cité 35 fois dans le Coran
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    «Le livre de Rachid Lazrak a de nombreux mérites. D’abord, on a là une langue claire et précise comme savent la pratiquer les juristes dont l’auteur est un éminent représentant: chaque mot est utilisé selon son poids et sa mesure, parfois aussi selon l’atmosphère qu’il charrie. Ensuite, je dirai que ce livre ne se contente pas de faire connaître la place de Jésus dans le Coran; il vise aussi à examiner les énigmes de la figure de Jésus, qui n’est pas une simple personne, qu’on dit être un homme devenu Dieu, dans la tradition chrétienne. Parmi ces énigmes: celle d’être la référence ultime d’une religion qui se réclame de lui mais qu’il n’a pas fondée», la préface, écrite par le philosophe Ali Benmakhlouf, donne le ton de ce que sera la lecture de l’essai de Rachid Lazrak: «Jésus, une grande figure biblique» publié conjointement par les maisons d’édition «La Croisée des chemins»  et «L’Harmattan». Comme à l’accoutumée, L’Economiste vous propose pour le mois de Ramadan, une lecture d’une œuvre littéraire en plusieurs épisodes.

    Le choix de l’ouvrage de Lazrak nous a paru évident en ce mois sacré, propice aux lectures spirituelles et savantes. Car le livre en question est un livre d’histoire.

    Celle des religions, puisque l’auteur s’appuie, comme le signalera Benmakhlouf, sur «des historiens, des évangélistes, des doxographes, appartenant aux trois monothéismes, mais aussi des historiens qui n’affichent pas leur foi, mais leur savoir des faits religieux, pour éclairer ces questions, à défaut d’y répondre, ouvrir des perspectives différentes sur Jésus qui n’a rien écrit». Lazrak nous parle d’un personnage hors du commun que le saint Coran a honoré et cité 35 fois.  27 fois par son nom (en arabe Issa) et 8 fois comme le Messie (Al Massih).

    Une personne qui fascine et intrigue.  Rien concernant Jésus ne semble relever de l’ordinaire: les conditions de sa naissance, de sa vie et de sa mort. Son identité reste un mystère pour de nombreux historiens. Ceci, au moment où le Coran, livre sacré de l’islam, en fait un être exceptionnel. Jésus est qualifié par le Coran de Souffle de Dieu, d’Esprit de Dieu, de Sa Parole.

    Par ailleurs, à part sa crucifixion et la question de sa divinité, le Coran conforte les chrétiens dans la plupart de leurs croyances concernant Jésus, affirmant que c’est un prophète, un messager de Dieu et c’est le Messie attendu par le peuple d’Israël.

    Il confirme sa naissance miraculeuse, les miracles qu’il a accomplis et son ascension. Ce sont ces réflexions que l’on trouve dans ce livre qui traite de l’histoire et du statut exceptionnels de Jésus et de la place de choix qui lui est réservée dans le Coran, en tant que grande figure biblique.

    Rachid Lazrak est docteur d’État en droit public et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. C’est un grand passionné de l’histoire des religions. Il est professeur universitaire et a écrit de nombreux ouvrages et articles en droit et en fiscalité.

      Extrait

    «Contrairement à Moïse en ce qui concerne le judaïsme, et Mohammed pour l’islam, qui sont considérés comme les véritables fondateurs de ces deux religions, Jésus est né juif, a vécu et est mort en tant que juif, et par conséquent, logiquement, pour de nombreux historiens, il ne peut être considéré comme le fondateur de la religion chrétienne. En effet, imaginons, un seul instant, l’étonnement de Jésus, s’il revient sur terre aujourd’hui et qu’il rencontre le pape. Celui-ci lui parle d’une religion qu’il ne connaît pas et que, pourtant, tout le monde lui attribue; voilà un fait particulier à Jésus… En fait, contrairement au judaïsme et à l’islam, le christianisme est une création collective et progressive qui s’est étendue sur plusieurs dizaines d’années, du vivant de Jésus et après sa mort». L’essai évoque également la mère du prophète: Marie, et la place qu’elle occupera également dans le Coran. En effet, cette dernière y est citée plus souvent que dans l’ensemble du Nouveau Testament, soit 34 fois contre seulement 19 fois dans les Évangiles et les Actes des Apôtres. Pour l’auteur, ce livre  devrait participer à dissiper les malentendus entre les communautés musulmanes et chrétiennes et aider les occidentaux à avoir une lecture plus objective du Coran. «Le but principal de ce livre est de faire connaître, en ces temps agités où subsistent de nombreuses incompréhensions entre l’islam et le monde occidental, la place qu’occupent Jésus et sa mère dans le Coran et la vénération partagée par les chrétiens et les musulmans pour un homme exceptionnel qu’est Jésus, fils de Marie».

    A.Bo

     

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