×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    L’Agence française de développement s’investit dans la cohésion sociale

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5502 Le 24/04/2019 | Partager
    • Un des principaux programmes couverts par le portefeuille de l’Agence en 2019
    405,8 millions d’euros mobilisés l’année dernière
    Le Maroc pourra bénéficier d’une nouvelle initiative pour l’entrepreneuriat en Afrique
    afd_5502.jpg
    Pour Mihoub Mezouaghi, directeur de l’AFD à Rabat, «la convergence et la cohésion sociale des territoires, l’élévation du capital humain, la transition énergétique, l’émergence d’écosystèmes industriels et agricoles  sont parmi les grands défis du nouveau modèle de développement du Maroc» (Ph. AFD)

    L’année dernière, l’Agence française de développement (AFD) a renforcé son soutien financier aux projets et politiques de développement du Maroc. C’est ce qui a été annoncé lors de la présentation du bilan 2018 de cette Agence, hier à Rabat. Il s’agit d’un «nouveau palier d’engagement, avec 405,8 millions d’euros, soit une hausse de près de 60% en 3 ans, est-il indiqué. Entre 2017 et 2021, le volume des investissements de l’AFD prévus au Maroc s’élève à 2 milliards d’euros. Ces montants constituent des prêts à l’Etat et aux entreprises publiques, ainsi que des subventions visant le financement d’actions de renforcement de capacité, d’assistance technique ou d’études. L’année dernière, leur niveau a atteint 5,8 millions d’euros. Les responsables de cette Agence ont également mis l’accent sur la mobilisation, en 2018, du Fonds vert pour le climat, pour la 1re fois au Maroc. L’objectif était de financer un projet d’irrigation et d’adaptation de l’agriculture oasienne au changement climatique dans la province d’Errachidia.
    Les projets approuvés par l’AFD en 2018 ont également concerné l’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les provinces du Nord, la mobilité urbaine sobre en carbone à Casablanca, notamment avec le lancement des lignes 3 et 4 du tramway. S’y ajoute l’accès des TPE et PME au financement, en plus de la promotion du genre dans les politiques publiques. Parallèlement, 7 conventions de financement ont été signées , portant notamment sur des projets d’aménagement de zones d’activités économiques, de mise à niveau des services publics dans les territoires, ainsi que de développement d’une agriculture durable et à forte valeur ajoutée. 
    Pour ce qui est des investissements mobilisés par Proparco, filiale de l’AFD dédiée au secteur privé, ils se sont élevés à 20,2 millions d’euros en 2018. Ces fonds ont été injectés dans des projets liés aux secteurs de la santé, de la microfinance et du soutien aux startups. Les conventions  de financement signées en 2018 par cette filiale représentent 19,5 millions d’euros.
    Pour l’année en cours, «le portefeuille des projets au Maroc sera orienté vers le renforcement de la cohésion sociale», est-il indiqué. L’idée est d’être en phase avec les priorités du gouvernement. Cela concerne notamment le soutien à l’emploi via l’entrepreneuriat, la réduction des déséquilibres territoriaux, à travers un accompagnement financier et technique aux collectivités locales. Mihoub Mezouaghi, directeur de l’AFD à Rabat, a souligné l’implication de cette Agence pour «accompagner les trajectoires de transition vers des modèles de développement bas carbone et inclusifs». Pour lui, «ces orientations trouvent une forte incarnation au Maroc. La convergence et la cohésion sociale des territoires, l’élévation du capital humain, la transition énergétique, l’émergence d’écosystèmes industriels et agricoles comptent parmi les défis du nouveau modèle de développement du Royaume».

    Impacts

    Les responsables de l’Agence française de développement ont mis l’accent sur les impacts des projets financés au Maroc. C’est le cas notamment des lignes de tramway permettant le transport quotidien de 200.000 personnes. Idem pour les centres de formation, qui prennent en charge 10.000 personnes. Les fonds mobilisés par cette institution ont aussi permis la réhabilitation de 280 établissements scolaires primaires et secondaires dans des zones prioritaires. S’y ajoute l’accès à l’eau potable pour 150.000 personnes, en plus des économies d’émission de gaz à effet de serre, avec plus de 500.000 tonnes CO2 par an, après le développement des projets de l’énergie solaire.

    Les responsables de l’AFD ont également insisté sur l’importance des autres opérations pilotes qui seront conduites dans de nouveaux secteurs d’intervention. Il s’agit par exemple du sport, du numérique, des industries créatives et culturelles, en plus de la promotion de l’intégration africaine. Le Maroc pourra bénéficier de l’initiative Choose Africa, portant sur le soutien de l’innovation et de l’entrepreneuriat sur le continent. 2,5 milliards d’euros seront consacrés au financement et à l’accompagnement de 10.000 petites entreprises et startups en Afrique, d’ici 2022. Sur ce total, 1,5 milliard d’euros seront mobilisés sous forme de ligne de crédit et garanties, alors que le 1 milliard restant sera injecté sous forme d’investissements directs.

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc