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    Economie

    Stress hydrique: Rappel à l’ordre royal

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5500 Le 22/04/2019 | Partager
    Le Souverain a mis l’accent sur les besoins urgents de la zone allant d’Oujda à Tanger
    L’objectif est d’assurer un meilleur approvisionnement de ces régions
    Le gouvernement appelé à accélérer la finalisation du programme prioritaire de l’eau

    La situation hydrique au Maroc est un sujet prioritaire face à l’accélération des effets du changement climatique, mais aussi à cause de l’évolution des besoins en ressources en eau. Ce dossier est pris en charge au plus haut niveau de l’Etat.

    Jeudi dernier, le Roi a tenu une nouvelle séance de travail à Rabat, consacrée à la question de l’approvisionnement en eau. Le Souverain a attiré l’attention particulièrement sur la situation dans les zones couvrant le Nord et le Nord-Est du pays. D’Oujda à Tanger, ces territoires souffrent de problèmes liés à la raréfaction de cette ressource.

    «Ces régions voient leurs besoins en eau plus que doubler en été, et actuellement, pendant toute l’année», peut-on lire dans le communiqué du cabinet royal. Cette situation s’explique par les différents chantiers en cours dans cette zone. Il s’agit notamment du développement des activités touristiques, mais également de la dynamique générée par les projets industriels déjà installés.

    L’écosystème industriel automobile, notamment avec Renault et l’ensemble des fournisseurs basés dans cette région, ainsi que d’autres projets comme la cité Tanger Tech Mohammed VI, «requièrent un renforcement de la capacité en eau», est-il indiqué.

    Ces besoins devront être satisfaits via des schémas d’interconnexions. S’y ajoutent les ressources qui seront fournies par les trois nouveaux grands barrages prévus dans cette zone, dont celui de Beni Mansour. Ce dernier aura une capacité de plus de 1 milliard de m3.

    Aujourd’hui, la réponse à ces besoins est une urgence. Le gouvernement a été interpellé en vue d’accélérer la cadence de réalisation de ces chantiers. Le Roi a également exhorté l’exécutif de «finaliser le programme prioritaire national de l’eau et de sa gestion». Celui-ci fera l’objet de prochaines réunions présidées par le Souverain. Il devra mettre l’accent sur «la sécurisation de l’approvisionnement des centres qui connaissent un manque chronique en eau».

    Gouvernance

    La séance de travail présidée par le Roi, jeudi dernier à Rabat, fait suite à d’autres réunions tenues précédemment, lors desquelles le Souverain avait insisté sur le caractère stratégique de ce dossier. La suppression du département dirigé par Charafate Afailal et le rattachement de ce domaine directement au ministre de l’Equipement visaient «l’amélioration de la gouvernance des chantiers de l’eau, de leur efficacité ainsi que le renforcement de la cohérence et la complémentarité entre les services et établissements concernés», selon le communiqué du cabinet royal, qui avait annoncé la suppression du secrétariat d’Etat en charge de l’Eau.

                                                                                    

    Feuille de route

    En octobre 2017, le Roi avait mis en place un comité pour se pencher sur la situation hydrique au Maroc. Après avoir présenté ses conclusions devant le Souverain, des instructions royales ont été données pour «la construction, dans les plus brefs délais, de barrages de différentes capacités ainsi que la mise en place de stations de dessalement de l’eau de mer». Parallèlement, le Maroc  ambitionne d’instaurer une véritable politique d’économie de cette ressource, via le déploiement de trois axes stratégiques. Il s’agit notamment de la planification préventive et la programmation des projets visant à répondre aux besoins sur le moyen et le long terme. Parallèlement, l’accent est mis sur la gestion proactive et participative des réserves des barrages. A cela s’ajoutent les mesures d’urgence pour faire face aux pénuries d’eau causées par la sécheresse ou les fortes chaleurs.

    M.A.M.

     

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