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    Culture

    «Ya Sultani», l’hymne à l’amour de Nabyla Maan

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5489 Le 05/04/2019 | Partager
    Un single doublé d’un clip vidéo
    Une ode à l’amour entre jazz et musique andalouse
    nabula_maan.jpg

    Nabyla Maan propose un style qui lui est propre. Une approche très contemporaine, mêlant  des airs andalous,  gharnatis et de melhoun des effluves de jazz et autres musiques du monde.

    C’est une ballade des plus romantiques, autour d’une belle histoire d’amour du 14e siècle que nous propose le dernier opus de la chanteuse Nabyla Maan. Après «Chams El Achia» et «Lghzal Fatma» édités dans son album «Dalalû al Andalûs» en 2017, la chanteuse à la voix cristalline continue son exploration du patrimoine andalou et  revient avec un délicieux titre: «Ya Sultani». Une reprise arrangée par son compagnon de toujours Tarik Hilal et portée par les Voix du Chœur dirigées par Idris Lamarti. Une approche très contemporaine, mêlant  des airs andalous,  gharnatis et de melhoun des effluves de jazz et autres musiques du monde. 
    L’album en question avait déjà  acté sa passion pour les musiques traditionnelles marocaines.  Résultant de trois ans de recherche et d’expérimentations où Nabyla a côtoyé de grands maîtres et spécialistes de musiques traditionnelles et a été entourée de son équipe composée principalement de Tarik Hilal, co-producteur de l’album ainsi que de Nor Eddine Bahha, spécialiste de jazz et auteur de l’ouvrage Jazzology sur la théorie de l’harmonie dans le jazz. Un album qui a reçu deux prix au Morocco Music Awards. 
    Le dernier opus, présenté au public fin mars, est porté par un clip au romantisme quelque peu exacerbé, et à l’esthétique léchée, signé Reda Lahmouid. Tourné dans l’enceinte du Chellah à Rabat, le film oscille entre rêve et réalité, passé et présent accompagné d’une manière assez majestueuse par la chorale. C’est surtout un touchant témoignage d’amour. Celui d’une princesse mérinide  du 14e siècle Chams Edoha, pour son mari le Sultan Abou El Hassan El Marini,  ou encore, celui, d’une chanteuse d’aujourd’hui pour son compagnon dans la vie et dans la musique. 
    «L’histoire de ce clip est née un jour de novembre 2018 quand Tarik Hilal m’a envoyé la maquette du morceau «Ahin Ya Sultani» en me proposant de travailler sur une idée de clip pour accompagner sa sortie… et près de 6 mois après, voici le fruit de ce travail devant vous. 
    Dans ce morceau, Nabyla Maan chante l’amour: le beau, le noble, l’inconditionnel, l’éternel. Je me suis inspiré des paroles de cette Qssida plusieurs fois centenaire ainsi que de l’histoire d’amour entre Nabyla et Tarik pour raconter l’histoire d’un amour éternel vécu au Maroc» affirme le réalisateur. Tarik Hilal a réussi un arrangement tout en délicatesse, entre les égrènements de contrebasse, les douces envolées du bugle et les notes de piano. Le tout créant une forte complicité avec le traditionnel «tar» ou le violon. Mais que les puristes se rassurent, l’arrangement moderne n’a en rien altéré l’authenticité de l’œuvre qui serait adoubée par le grand maître de la musique andalouse  Mohamed Briouel himself.
    A.Bo

     

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