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    Analyse

    Affichage urbain: Un gisement de plus de 230 millions de DH en 2023!

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5486 Le 02/04/2019 | Partager
    Des dysfonctionnements à la pelle
    Une facture énergétique salée payée par la commune!
    La gestion du parc sera confiée à une SDL
    affichage_urbains_086.jpg

    Les dépenses prévisionnelles de la mise en place du suivi et du contrôle du parc de mobilier urbain d’affichage (notamment par la police administrative) sont estimées à un peu plus de 12 millions de DH en 2023, contre des recettes prévisionnelles de l’ordre de 231 millions de DH pour la même année

    Prolifération anarchique, pollution visuelle, perturbation du trafic, gaspillage de l’énergie… Les dysfonctionnements du secteur d’affichage publicitaire sont connus de tous. Des panneaux ou enseignes publicitaires qui cachent les feux de signalisation à ceux perchés sur les arbres, sur les monuments historiques ou les devantures d’immeubles… en passant par les affiches abandonnées, anonymes, provisoires (qui deviennent permanentes)… Le schémas directeur de l’affichage urbain liste en détail les anomalies observées sur ce marché (suite à une étude sur le terrain). 

    Côté juridique, la situation est chaotique, à en croire les auteurs de ce document. L’administration (ou la commune plus précisément) ne respecte même pas le droit de la concurrence. En principe, ces autorisations doivent être accordées sur appels d’offres. Or, la pratique dominante est que les marchés sont octroyés de gré à gré.

    Pis encore, les cahiers des charges et les conventions ne sont même pas soumis à l’approbation du Conseil de la ville, ni au visa de l’autorité compétente. De même, le contrôle est  quasiment absent et le nombre de panneaux exploités est imprécis.

    Autre anomalie et non des moindres, les redevances fixées par la commune pour l’occupation du domaine public restent dérisoires, au vu du chiffre d’affaires réalisé par  les opérateurs du secteur. Voilà donc un gisement inexploité d’amélioration des recettes de la ville!

    parc_panneaux_daffichage_086.jpg

    Une aberration de plus! Sur le territoire de l’arrondissement du Maârif, plus de la moitié du parc est anonyme. La commune (ou la SDL qui se verra confier la gestion de ce secteur) devra obliger les opérateurs à arborer le n° de série avec le nom de l’entreprise, le n° d’autorisation d’exploitation ainsi que toutes les informations requises pour l’identifier

    Or la commune peine à améliorer ses revenus avec un budget annuel qui ne dépasse pas les 3,5 milliards de DH (au mieux), à peine de quoi couvrir la masse salariale (un tiers) et les dépenses obligatoires (propreté, éclairage public…). D’autant plus qu’elle s’est endettée auprès de la Banque mondiale pour financer le plan de développement du Grand-Casablanca.

    Et ce n’est pas tout. Les opérateurs ne s’acquittent même pas de ces redevances (aussi insignifiantes qu’elles soient!). «Toutes les entreprises exploitantes ne sont pratiquement pas à jour de leurs paiements», est-il indiqué dans le schéma directeur de l’affichage urbain, élaboré par le cabinet de consulting «White House», et commandité par la SDL Casa Prestations.

    Le montant des recettes prévisionnelles des redevances à recouvrer auprès des exploitants s’élève à plus de 144 millions de DH, estiment les auteurs de l’étude. Des recettes appelées à augmenter au fil des ans, selon les scénarios retenus dans le schéma directeur de l’affichage urbain. Les auteurs préconisent une augmentation graduelle des redevances (à partir de l’année prochaine), tout en réduisant le parc existant. Le suivi des opérations pourrait être confié à la SDL Casa Prestations.

    Selon ce scénario, l’année prochaine, les recettes de l’affichage publicitaire (toutes catégories confondues) passeront à plus de 161 millions de DH, puis à 166 millions (2021), 179 millions (2022) et plus de 231 millions de DH en 2023.

    Outre ces recettes financières, la commune veut aussi rationaliser les ressources en matière de consommation d’énergie. En effet,  un seul panneau publicitaire utilise en moyenne 16 projecteurs, d’où l’énorme facture électrique qui en découle. D’autant plus que certains panneaux sont raccordés au réseau public (8% sur le territoire du Maârif à titre d’exemple).

    Scenarii de gestion du parc

    Les auteurs du schéma directeur de l’affichage urbain proposent plusieurs options pour la gestion du parc du mobilier urbain d’affichage. Et c’est aux décideurs de la ville de choisir la formule adéquate. Parmi ces scénarios, on peut citer :   
    • Une gestion assurée entièrement par une SDL:  De la délivrance des autorisations au recouvrement des redevances, en passant par le recensement, le contrôle…
    • La création d’une business-unit dédiée dans le cadre de la SDL
    • Une gestion directe par les services de la commune en assurant l’exécution des résultats de l’étude et le schéma directeur
    • Une gestion par les services de la commune en ayant recours à des cabinets conseil pour l’exécution.

    Aziza EL AFFAS

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