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    Economie

    Modèle économique: Le PPS livre aussi sa copie

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5484 Le 29/03/2019 | Partager
    La volonté politique est décisive pour réussir la mise en œuvre
    Des ruptures pour démanteler le système de rente

    En présentant un aperçu du modèle de développement remis au cabinet royal, Nabil Benabdallah a insisté sur l’importance de la volonté politique pour la mise en œuvre de ce chantier stratégique. Pour cela, il veut réhabiliter l’action politique en lançant une «véritable réconciliation entre le citoyen et les partis, tout en veillant à la crédibilité et à l’indépendance des formations politiques», a-t-il noté. 

    D’où la nécessité d’ériger la démocratie en tant que levier pour le portage du modèle de développement. L’idée est de renforcer le rôle des acteurs politiques, de «valoriser les missions et les attributions des institutions élues tout en assurant un véritable équilibre des pouvoirs».

    Le PPS a démarré son mémorandum «par la dimension sociale, qui concentre les déficits les plus criants», a indiqué Abdeslam Seddiki, membre du bureau politique et ancien ministre. Une liste d’actions à mener sont proposées comme la réalisation d’une véritable couverture sociale universelle, l’éradication de toutes les formes de marginalisation et de précarité. Le parti propose de déployer davantage d’efforts publics pour lutter contre les disparités sociales et promouvoir les zones montagneuses.

    Sur le levier de la «croissance économique rapide et soutenue», le PPS veut initier des ruptures pour démanteler le système de rente, qui encadre actuellement une grande partie de l’investissement national. Le but est de jeter les fondements d’un système alternatif basé sur la concurrence, l’innovation et l’égalité des chances.

    Le modèle du PPS accorde une place de choix à l’industrialisation en vue de transformer les structures économiques et de densifier les relations entre les différentes composantes de l’économie nationale. En outre, il veut rompre avec la logique de la sous-traitance qui caractérise actuellement le secteur industriel.

    Comme les nouveaux métiers sont entre les mains des étrangers, leur valeur ajoutée demeure faible, est-il indiqué. Les secteurs économiques ayant décollé et à l’origine une partie importante des exportations sont portés par des investissements étrangers. D’où la nécessité d’encourager des champions nationaux.

    Revoir les ALE

    L'évaluation des Accords de libre échange est également au menu. Elle doit se faire à la lumière des résultats. Si les déséquilibres commerciaux en défaveur du Maroc persistent, ce qui est souvent le cas, il faudra alors geler ou sortir de ces accords. Il s’agit de décisions politiques à prendre qui sont d’ailleurs prévues dans les clauses de ces accords. L’exemple des mesures de sauvegarde prises dernièrement par rapport aux produits en provenance de la Turquie a été donné et salué. Le PPS explique les déséquilibres commerciaux  par «le manque de maturité et les faiblesses du secteur privé à pénétrer les marchés extérieurs».

    M.C.

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