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    Régions

    Coopération décentralisée: Les leçons de l'Oriental

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5483 Le 28/03/2019 | Partager
    Protocole d'entente, charte de coopération et plateforme électronique officialisés
    Lancement de partenariats bilatéraux et multipartites

    Une cinquantaine de collectivités africaines et européennes ont participé, lundi et mardi à Saïdia, au «Forum international de la coopération et des partenariats locaux».

    Deux jours pour capitaliser sur le mode de fonctionnement de la coopération décentralisée, les objectifs atteints, les contraintes et les limites de ce modèle de complémentarité économique. «La coopération ne mobilise pas seulement les collectivités territoriales mais tous les aspects de la vie locale», a souligné Mouad El Jamai, wali de l’Oriental et gouverneur de la préfecture d’Oujda.

    Un avis partagé par Jean Rottner, respectivement président de la région de l’Oriental et de la région du Grand Est (France). Pour eux, la coopération décentralisée est devenue un corollaire de la coopération classique et couvre pratiquement tous les secteurs: économique, logistique, agricole, environnemental ou encore de santé ou de formation.

    «Même si l'Oriental a déjà défini ses choix stratégiques économiques ou autres, la coopération décentralisée permettrait à la région de se perfectionner davantage en apprenant des expériences des autres pays ici présents», a ajouté El Jamai.

    Rien de tout cela ne serait possible sans l'implication des élus dans le processus, insiste pour sa part Jean Pierre Elong Mbassi, SG de l’Association des collectivités et des gouvernements locaux unis–Afrique. Les élus territoriaux ont d'ailleurs constitué une plateforme de mutualisation des ressources afin de concrétiser des objectifs dans le cadre d’une programmation annuelle ou pluriannuelle.

    «L’apport des industries culturelles et créatives à l’ère du digital est également déterminant dans la pérennisation de ces partenariats», a expliqué Abdelkader Bitari, président du réseau Anima Investment Network et spécialiste en nouvelles technologies. D’où la nécessité  d’accorder une place de choix au volet culturel comme vecteur de rapprochement socioéconomique entre les territoires. 

    Et in fine, faudrait-il aussi améliorer les procédures pour faciliter l’accès aux ressources disponibles (techniques, financières, formations, expertises…), capitaliser sur les bonnes pratiques et la formation des opérateurs et décideurs. Il faut également garder en mémoire que la compétition entre régions fait rage pour attirer un maximum d'investisseurs et de compétences, et que le seul moyen de se démarquer reste l'innovation.

    De nouveaux outils de coopération

    L'Oriental a de quoi s'inspirer pour réussir sa transition et son décollage. Premier résultat du forum de Saïdia, une plateforme électronique de coopération entre les régions qui ont participé à cette rencontre. Elle permettra de mutualiser les ressources et les moyens pour concrétiser les objectifs décidés lors du forum. Elle sera logée à la Technopole d’Oujda. Tout aussi important, le pilotage de formation en Afrique sur le coaching territorial qui sera institué entre l’Oriental et la CGLU (Cités et gouvernements locaux unis d'Afrique). Plusieurs autres conventions ont aussi été conclues lors de ce forum:
    - CHU de Rennes et celui d’Oujda
    - Faculté de médecine de Rennes et celle d’Oujda
    - La ville de Guercif avec la commune de Vandœuvre-lès-Nancy
    - La ville de Berkane avec Bondy

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

     

     

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