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    Régions

    Agences régionales d’exécution des projets: L’absence de cadre réglementaire, un handicap

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5483 Le 28/03/2019 | Partager
    Les AREP, le bras armé des régions, dans un flou juridique
    Ces agences sont-elles assimilées à des établissements publics ou pas?
    Une situation qui les empêche d’exprimer tout leur potentiel

    La Constitution de 2011 avait accordé une part importante aux Conseils des régions en leur octroyant de larges prérogatives. Pour les accompagner dans cette quête, des Agences régionales d’exécution de projets (AREP) avaient été créées dans la même foulée.

    Mais le flou qui entoure leur statut ne leur permet pas d’atteindre les niveaux d’exécution attendus. C’est ce qui ressort des travaux du premier forum national des AREP qui s’est tenu à Tanger le week-end dernier. L’événement a été organisé par l’AREP de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et a compté avec la présence de représentants de plusieurs agences du pays.

    La principale question est de savoir si ces agences sont assimilées à des établissements publics ou pas. «Cette confusion nous handicape énormément», précise Amal Ouahid, directrice de l’AREP de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Les textes ne permettent pas de trancher avec précision d’autant plus que même si le Conseil de la région est indépendant, les comptes des AREP sont soumis aux mêmes contrôles financiers que ceux des établissements publics.

    Ces hésitations au niveau législatif se font remarquer même au niveau des relations avec les administrations centrales. «Si certains administrations et ministères acceptent un contact direct, d’autres demandent une correspondance via le Conseil de la région», précise encore la directrice de l’AREP du Nord, une valse qui dure depuis deux ans pour la plupart des établissements et qui est l’un des reflets de la zone grise dans laquelle évoluent ces agences actuellement.

    Au départ, le temps de mettre en place les structures, les agences régionales s’étaient cantonnées, pour certaines, à un rôle de conseiller technique des Conseils de région, mais vite un plafond de verre a été atteint.

    Outre l’éclaircissement de leur rôle et de leur statut, les agences s’attendent à ce que les modalités de leur intervention soient allégées. C’est le cas de leur relation avec le Trésor qui gagnerait à passer par les délégations régionales plutôt qu’au niveau central.

    Avancées

    En tout cas, c’est le développement piloté depuis les régions, l’une des avancées les plus importantes de la Constitution de 2011 avec la notion de régionalisation avancée, qui est mis en cause. Les projets ne manquent pas, les fonds non plus au niveau régional. A titre d’exemple, les élus du Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma avaient voté en février 2017 un ambitieux plan de développement portant sur la période 2017-2022 avec un budget total de 13 milliards de DH dont l’exécution était à la charge de l’AREP. Ce plan avait pour objectif d’effacer les inégalités et d’apporter de la richesse en tablant sur le fort potentiel de la zone. Plusieurs projets étaient prévus dont un circuit d’essai automobile et l’encouragement de la pisciculture, mais sans outils adéquats, en particulier concernant l’Agence, la région ne pourra pas avancer dans ce sens.

    De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

     

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