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    International

    Algérie: L’opposition propose une sortie de crise

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5482 Le 27/03/2019 | Partager
    Une instance présidentielle collégiale pour une période de transition de 6 mois
    Elle sera chargée d’élaborer une nouvelle constitution et des réformes politiques
    L’opposition est marginalisée par le mouvement de protestation

    Plus d’un mois après le début des protestations contre le 5e mandat Abdelaziz Bouteflika, le pouvoir à Alger se complaît visiblement dans le mutisme. A part l’annonce du renoncement du président et du report sine die des élections présidentielles, c’est le black-out. Seul frémissement, le choix de s’adresser à l’extérieur, en activant la diplomatie.

    En effet, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a entrepris une tournée qui l’a mené de Rome à Moscou en passant par Berlin. L’objectif de ce périple est de convaincre du bien-fondé du plan d’action de la présidence et de rassurer sur la situation politique en Algérie.

    Ces capitales comme d’autres, notamment Paris, refusent toute ingérence dans les affaires intérieures. Mais «elles ne sont pas prêtes de soutenir le régime contre son peuple ni de cautionner l’illégalité et l’illégitimité. C’est à la population algérienne de choisir sa voie», est-il indiqué. Pendant ce temps, la colère contre le système en place ne faiblit pas.

    Pour sortir de cette crise, une partie de l’opposition a proposé une feuille de route, avec une période de transition de 6 mois, qui doit démarrer dès le 28 avril prochain, date de l’expiration du mandat du président en exercice Abdelaziz Bouteflika. Cette proposition, qui prévoit de confier la gestion à une instance présidentielle collégiale, n’intègre pas dans le schéma l’actuel président dont l’annonce de la candidature avait mis le feu aux poudres.

    Cette instance présidentielle est composée de «personnalités nationales connues pour leur crédibilité, leur probité et leur compétence». Elles devront «s’engager à ne pas se porter candidat et à ne pas en soutenir lors de la présidentielle» organisée à l’issue de la période de transition.

    Selon les auteurs de cette initiative, l’instance en question détiendra les «prérogatives de président de l’Etat» et sera chargée notamment de nommer un gouvernement pour expédier les affaires courantes, de créer une instance indépendante chargée de l’organisation des élections et d’amender la loi électorale pour «garantir la tenue d’élections libres et transparentes».

    Ce document a été adopté sur l’initiative de certains partis politiques et syndicats autonomes. L’idée n’a pas beaucoup de chance d’aboutir tellement l’opposition est marginalisée par le mouvement de protestation. D’ailleurs, ceux qui sont à la manette sont déjà consommés comme notamment Ali Benflis (Avant-garde des Libertés), ancien Premier ministre et ex- principal adversaire du président Bouteflika lors des présidentielles de 2004 et de 2014.

    C’est aussi le cas d’Abderrazak Makri, chef de la formation islamiste, le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP). Depuis le 22 février dernier, la contestation grossit de jour en jour tout en se propageant sur l’ensemble du territoire.

    Le directeur de la télé limogé

    Le pouvoir en place commence à montrer ses dents. C’est du moins l’impression que laisse le limogeage, lundi dernier, du DG de la télévision nationale algérienne, Toufik Khelladi, en pleine contestation des salariés et des journalistes contre la censure exercée dans la couverture des manifestations. Khelladi a été remplacé par Lotfi Cheriet, membre de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel et ancien directeur de l’information de la télévision nationale et directeur de Canal Algérie, la chaîne généraliste francophone.

    M. C.

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