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    Economie

    Electricité: Ce que le Maroc exporte

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5482 Le 27/03/2019 | Partager
    10,180 GWh vers l’Espagne et 153,201 GWh sur le marché algérien
    Pour l’heure, les importations prennent largement le dessus
    La situation pourrait changer avec l’achèvement de la stratégie des énergies renouvelables
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    Avec l’entrée en service des centrales solaires, le Royaume pourra renforcer sa capacité à l’export en matière d’énergie électrique (Ph. L’Economiste)

    La période des délestages est un lointain souvenir. Le Maroc est devenu exportateur d’électricité vers l’Espagne et l’Algérie. Pour le moment, il importe plus qu’il n’exporte. En 2017, les exportations d’électricité vers l’Espagne sont élevées à 10,180 GWh contre 5.745 GWh importés. Les 10,180 GWh correspondent à la consommation d’un village. Avec l’achèvement de la stratégie des énergies renouvelables qui vise à varier le mix énergétique, les exportations devraient augmenter.

    Les importations d’électricité depuis l’Algérie ont atteint 302,311 GWh contre 153,201 GWh exportés. Entre le Maroc et l’Algérie, l’échange «se fait à bilan nul». Il permet l’assistance des deux réseaux par la mutualisation de la réserve tournante entre les deux pays.

    C’est la première fois que ces chiffres sont communiqués par le ministère de l’Energie. Ceux de 2018 n’ont pas encore été arrêtés.

    Les importations et les exportations d’électricité obéissent au principe du coût le moins cher. L’approvisionnement s’effectue auprès du marché espagnol lorsque le coût de production est plus intéressant qu’au Maroc. Il exporte lorsqu’il dispose d’un excédent qui ne peut pas être consommé par la demande locale.

    Le Maroc est relié à l’Espagne via une interconnexion d’une capacité d’échange totale de 1.400 MW via deux câbles sous-marins. Le premier avait été mis en service en 1997. Le deuxième en 2006. Les échanges en matière d’électricité sont opérés entre les deux pays par l’ONEE, côté marocain, et la Red Electrica de Espana, côté espagnol.

    L’énergéticien marocain opère sur le marché spot de l’Espagne, où il dispose du statut d’agent du marché espagnol. Un statut qui lui permet de vendre et d’acheter de l’électricité sur ce marché selon sa disponibilité et son coût.

    Le Maroc est également interconnecté avec l’Algérie par deux lignes électriques de 225 kV. D’une capacité de 200 MW chacune, elles ont été respectivement mises en service en 1988 et 2006. Une troisième de 400 kV a été installée en 2009. Ce qui porte la capacité d’échange entre les deux pays à 1.200 MW.

    Dans le cas de l’interconnexion maroco-algérienne, il s’agit plutôt d’un échange qui rentre dans un cadre de secours mutuel entre l’ONEE et la Sonelgaz, destiné à assurer la sécurité d’approvisionnement et la stabilité des réseaux.

    Excédent exportable

    Comment se fait-il que le Maroc arrive à dégager un excédent d’électricité exportable? Selon le ministère de l’Energie, cette capacité est attribuée au «plan d’équipement en moyens de production se basant sur les prévisions de la demande». «Celle-ci pourrait être satisfaite même si l’on ne fait appel qu’aux moyens de production locaux». Ce qui dénote une capacité d’autosuffisance en matière de production de l’énergie électrique.

    «Ainsi, l’échange avec l’Espagne se fait sur la base d’un arbitrage économique sur le coût du kWh des différents moyens de production nationaux et le coût du kWh d’origine espagnole. Ce qui permet d’optimiser le parc de production national, quelle que soit la réserve que possède le système électrique marocain», explique le ministère de l’Energie.

    En février dernier, le Maroc et l’Espagne ont signé un mémorandum d’entente dans le domaine de l’électricité. L’accord porte sur la mise en place d’une troisième interconnexion entre les deux pays permettant d’augmenter la capacité d’échange commercial de 900 MW à 1.550 MW.

    Un autre projet d’interconnexion électrique, d’une capacité de 1.000 MW cette fois-ci, entre le Maroc et le Portugal, est à l’ordre du jour. Lancée en mai 2017 par la société DNVGL, l’étude de faisabilité du projet est en phase finale.

    Hassan EL ARIF

     

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