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    Economie

    Remboursement TVA: Le Trésor tient parole

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5481 Le 26/03/2019 | Partager
    1,5 milliard de DH décaissés à fin février
    Les recettes fiscales se portent bien
    L'investissement augmente de 25,6%
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    Source: TGR
    A fin février, 55,5% des recettes ont été affectées  aux dépenses de personnel, 38,9% aux dépenses de matériel, 13,5% aux intérêts de la dette et 3,3% aux remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux

    C'est l'impôt qui rapporte le plus au Trésor et qui compte aussi le plus d'exonérations (84 mesures). L'année dernière les dépenses fiscales liées à la TVA ont atteint 15,4 milliards de DH en hausse de 8%. La TVA constitue la première source de recettes du budget général. A fin février, elle a assuré 10,5 milliards de DH de recettes au Trésor (+5,2% par rapport à l'année dernière).

    A l'import, elle a rapporté 5,1 milliards de DH soutenue par la TVA sur les produits énergétiques qui a pris 6%. La TVA à l'intérieur, un indicateur qui renseigne sur la consommation, a généré 5,5 milliards de DH. Parallèlement, les remboursements se sont poursuivis:  1,54 milliard contre 1 milliard de DH l'année dernière. Ces remboursements sont imputés à 70% sur le budget général, le reste est prélevé du compte d'affectation spéciale «part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA».  

    Les deux premiers mois de l'année sont marqués par un accroissement de 7% des recettes fiscales. La TIC a rapporté plus de 5 milliards de DH en raison de l'accroissement de 51,5% de cette taxe sur le tabac et de 9,3% sur les produits énergétiques.

    L'IS et l'IR se portent bien. L'IS est à 2,2 milliards de DH et les restitutions ont atteint 21 millions de DH. L'IR assure aussi des recettes intéressantes au Trésor: 8,1 milliards de DH dont l'essentiel provient des prélèvements sur les salaires (8,8%). En revanche, l'IR sur les profits immobiliers baisse de 6,7%, confirmant le marasme que connaît le secteur immobilier.

    A fin février, les recettes se sont appréciées de 11,3% contre 5,7% pour les dépenses. Le déficit budgétaire s'est ainsi établi à 10,5 milliards de DH contre 11 milliards l'année dernière. Les prévisions de la Banque centrale restent néanmoins pessimistes puisqu'elles projettent 4,1% du PIB hors privatisation cette année et 3,5% en 2020.

    Les dépenses sont ainsi marquées par une augmentation de l'investissement de 25,6% s'établissant ainsi à 16,4 milliards de DH. Les dépenses des ministères et les charges communes s'accroissent à plus de 20%. Le rythme pourrait s'accélérer au cours des prochains mois. En tout cas, 73,3 milliards de DH de crédits d'investissement sont prévus dans le budget 2019.

    Les dépenses de fonctionnement ont stagné. Cela aurait pu être une bonne nouvelle sauf que cette stagnation cache une baisse de 8,5% des frais du matériel conjuguée à une hausse de 2% des dépenses du personnel et de 8,1% des charges communes alors même qu'aucun paiement au titre de la compensation n'est enregistré.

    Les encours des dossiers de subventions au titre du gaz butane et de sucre s’élèvent à 3,69  milliards de DH à fin janvier dont plus de 3 milliards pour le gaz butane.

    Khadija MASMOUDI

     

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