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    Régions

    El Othmani en campagne à Meknès

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5480 Le 25/03/2019 | Partager
    «Notre parti fait des erreurs… mais il a la volonté d’aller de l’avant», reconnaît-il
    Fiscalité, informel..., le chef du gouvernement tente de rassurer les petits commerçants
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    Pour El Othmani, toutes les occasions sont bonnes pour faire du prosélytisme... prêcher l’innocence, la victimisation, et la bonne volonté (Ph. Y.S.A.)

    Saaeddine El Othmani est déjà en campagne pour les législatives de… 2021. Le patron du PJD qui intervenait, vendredi dernier, devant les commerçants et professionnels de Meknès, a saisi l’occasion pour blanchir son parti des erreurs (de facturation) du gouvernement qu’il dirige. «Il y a eu des erreurs incompréhensibles… mais nous nous sommes intervenus pour stopper les mesures qui ne concernent pas les assujettis forfaitaires», a indiqué le chef de l’exécutif. L’Economiste revient sur les principaux points relatés lors de cette rencontre. Décryptage.

    ■ El Othmani se déplace pour quelques dizaines de commerçants
    Vigiles, militants Péjidistes, et barrières… un impressionnant dispositif de sécurité est déployé ce 22 mars à l’entrée de l’annexe de la commune de Meknès à Lahdim, où El Othmani était attendu à 17 heures. Initiée par «l’Espace marocain des professionnels de Fès-Meknès», une association proche du PJD, cette rencontre se voulait l’occasion d’esquisser les problèmes dont souffrent les commerçants et vendeurs meknassis. Faut-il rappeler que ces derniers avaient organisé plusieurs manifestations suite à l’entrée en vigueur de l’article 145 sur la facturation obligatoire. Au pic de leur colère, ils avaient envahi l’esplanade située en face de la préfecture avec plus de 2.000 manifestants vêtus de «gilets jaunes». Mais, vendredi dernier, à peine quelques dizaines d’entre eux ont répondu présents à la rencontre d’El Othmani. «Nous avons filtré les participants et interdit l’accès aux gens d’Al Adl Wal Ihssane (Justice et Bienfaisance)», confie, à L’Economiste, Abdallah Bouano, maire PJD de Meknès.

    ■ Dématérialisation, facilitation, assiette fiscale… au menu  
    D’emblée, le chef de gouvernement a tenu à préciser que «les nouvelles mesures ne concernent pas les petits commerçants, étant donné qu’ils sont soumis au régime de la déclaration d’impôt forfaitaire». Pour El Othmani, «les petits commerçants jouent un rôle social dans une économie de proximité, en accordant quotidiennement des crédits aux ménages». Ceci étant, ils doivent renouveler leurs outils de travail et se mettre à l’ère de la digitalisation. Ce qui leur permettra de faciliter leurs transactions. «Nous avons adopté une démarche de dématérialisation des procédures et introduit la signature électronique. Ce processus doit respecter nos capacités. Il est demandé aux petits commerçants de rassembler leurs achats dans le cadre d’agrégations ou de coopératives. Pour cela, il faut une organisation et une confiance», renchérit El Othmani. En outre, le gouvernement initiera les assises de la fiscalité qui «permettraient de revoir notre système fiscal qui est très ancien». «On devrait élargir l’assiette du régime forfaitaire et lutter contre la multiplication des impôts et taxes, en vue d’instaurer une comptabilité simplifiée», affirme le patron du PJD. A ce titre, il serait question de revoir à la hausse le chiffre d’affaires (CA) des assujettis soumis au régime forfaitaire. «Ce CA est fixé actuellement à un million de DH. C’est peu.  Il faut qu’il soit revu à la hausse, afin de faciliter la tâche à plus de commerçants et professionnels», estime El Othmani prêchant «une approche participative pour préparer les assises de la fiscalité».  

    ■ «Victime d’attaques», El Othmani riposte
    «Le PJD reconnaît sa responsabilité au niveau des villes. Nous pouvons tomber dans des erreurs, mais nous tentons de rectifier le tir rapidement. En outre, n’attendez pas de nous des solutions miracles pour tous les problèmes, mais surtout une grande volonté d’aller de l’avant», reconnaît El Othmani. Et d’ajouter: «Nous sommes victimes de différentes attaques et de désinformation. Mais, il ne faut pas croire tout ce qui circule dans certains sites et réseaux sociaux». A ceux qui veulent «battre le PJD par ces pratiques ou proposent de revoir l’article 47 de la Constitution afin d’éviter au PJD de briguer un autre mandat», El Othmani a précisé: «Pour remporter les échéances de 2021, il faut du travail sérieux, du courage, et de la transparence». En attendant, le chef de l’exécutif se dit «fier de son bilan». «De tous ceux qui l’ont précédé, l’actuel gouvernement a le plus défendu les souches sociales les plus défavorisées en consacrant 27 milliards de DH aux  programmes sociaux, au titre de 2019», exprime-t-il. En détail, les budgets de l’éducation et santé ont respectivement été augmentés de 5 et 10% par rapport à 2018. Ainsi, le programme «Tayssir», à titre d’exemple, bénéficiera à un million d’écoliers et absorbera 2,1 milliards de DH (au lieu de 800 millions de DH en 2018). Par ailleurs, 2 milliards de DH iront aux boursiers universitaires (+30%), dont 60.000 stagiaires de l’OFPPT… Tout cela pour dire que «la gratuité de l’éducation est irréversible et qu’il ne faudrait pas croire ce que disent les autres», conclut El Othmani.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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