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    Politique

    Mouvement Populaire: Lyoussi claque la porte du bureau politique

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5472 Le 13/03/2019 | Partager
    L’homme historique du parti démissionne
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    Moha Lyoussi, fils du militant et du premier ministre marocain de l’Intérieur, feu Lahcen Lyoussi, a claqué la porte du bureau politique du MP. Sa démission aura certainement des répercussions néfastes sur la vie du parti (Ph .YSA)

    Coup de tonnerre au sein du Mouvement Populaire (MP). Moha Lyoussi vient de claquer la porte du bureau politique Haraki. L’information a été confirmée, à L’Economiste, par Lyoussi lui-même. «J’aimerais garder les raisons de cette démission pour moi, du moins pour l’heure», a-t-il précisé.

    Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce dernier n’est pas un cadre du parti comme les autres. Il est le fils de Lahcen Lyoussi, l’un des fondateurs du MP en 1958.  En effet, Moha Lyoussi, né à Sefrou, en 1932, a tout naturellement été de tous les combats menés par le parti durant les 60 ans d’existence de cette formation. Ses pairs dans la maison Harakie le décrivent comme «un homme politique et acteur associatif de premier rang».

    Pour eux, «La démission de Lyoussi constitue une grande perte pour le parti. Surtout que l’homme incarne la sagesse au sein de la formation gouvernée par Mohand Laenser». Contacté par L’Economiste, ce dernier précise que «Lyoussi avait exprimé son souhait de quitter le bureau politique du fait qu’il ne pouvait plus, vu son âge, assister aux réunions du bureau».

    Celles-ci sont tenues une fois toutes les quinzaines. A la question «existe-t-il un litige au sein du parti qui a poussé Moha Lyoussi à renoncer  à son statut de membre du bureau politique?», Laenser répond catégoriquement «non», affirmant que Lyoussi restera toujours un haraki.

    Pour ses proches, Moha Lyoussi est un homme pudique qui n’aime pas parler de lui. «Parce que dès que l'on commence à dire «je» et «moi», on risque de tomber dans l’excès et devenir écervelé», disait-il dans un entretien accordé à L’Economiste (Edition N°4577 du 28/07/2015).

    Le fils du caïd Lahcen Lyoussi est imprégné des idées anti-colonialistes et des idéaux de liberté, tant au niveau de la pensée que de l'action politique.  Il dirige également le Centre Lahcen Lyoussi pour les études et recherches politiques qui initie plusieurs réflexions sur des sujets d’actualités (immigration, méditerranée, transhumance des députés…).

    «Lyoussi fils s’est abreuvé de la source de son père le grand combattant feu Lahcen Lyoussi dans le domaine du militantisme, de l’engagement et de la défense des grandes causes de la nation», témoignait Laenser lors d’une cérémonie hommage initiée par le festival amazigh en 2015. En tout cas, si les raisons de la démission de Moha Lyoussi restent abstraites, l’on sait qu’il avait quelques critiques pour la politique.

      «Au niveau politique, le Maroc est traversé par des scissions chroniques. On parle beaucoup et on cultive la contradiction, la séparation,… Nous sommes victimes de notre ego. Et l’ego n’est jamais rentable. Le remède peut venir de l’éducation des enfants, la culture, l’école, la conscience…», confiait-il à L’Economiste.

    Youness SAAD ALAMI

     

     

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