×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Algérie: Bouteflika de retour, et après?

    Par L'Economiste | Edition N°:5471 Le 12/03/2019 | Partager
    La contestation reste forte, l’armée tempère
    Les pays voisins s’expriment

    Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a regagné dimanche l'Algérie, où il fait face à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir. Le jour même, une partie du pays a suivi un appel à la grève générale lancé sur les réseaux sociaux. Des milliers de lycéens ont à leur tour défilé dans plusieurs pays contre la candidature à un cinquième mandat que brigue Bouteflika, le 18 avril.

    Etudiants et enseignants occupent plusieurs universités du pays, refusant de se plier à la décision des autorités d'avancer d'une dizaine de jours les vacances universitaires et de les allonger de fait d'autant. Une nouvelle marche estudiantine est prévue ce mardi 12 mars pour la 3e semaine consécutive.

    «L'armée partage avec le peuple algérien les mêmes valeurs et principes», a martelé devant les élèves de plusieurs écoles militaires le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée algérienne et vice-ministre de la Défense. Son discours est plus conciliant que ceux qu'il avait prononcés depuis le début de la contestation.

    Des milliers de personnes ont également une nouvelle fois manifesté dimanche dans plusieurs villes de France. Le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux a salué lundi «le calme, la dignité et la retenue des manifestants en Algérie et a rappelé qu'il revenait au peuple algérien de choisir ses dirigeants et son avenir». Face à cette crise, «la position française n'a pas varié et se fonde sur trois principes», a indiqué Griveaux.

    Le premier est que «l'Algérie est un pays souverain, c'est au peuple algérien et à lui seul qu'il revient de choisir ses dirigeants et son avenir, ce qui implique la transparence et la liberté du processus», a-t-il expliqué. Les deux autres principes: «c'est que l'Algérie est un pays ami de la France et qu'elle est un pays clé en Afrique et évidemment en Méditerranée. C'est pourquoi sa stabilité, sa sécurité et son développement sont essentiels», selon le porte-parole.

    De son côté, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a mis en garde contre les risques que posent, selon lui, les manifestations dans des Etats de la région, alors que l'Algérie et le Soudan sont secoués par des mouvements de contestation.

    «Tout cela a un prix», a-t-il prévenu, ajoutant que «le peuple, les jeunes enfants et les générations futures vont payer ce prix de l'absence de stabilité». Sissi exprime régulièrement des critiques à l'égard des manifestations, en particulier le soulèvement populaire de 2011.

    Le Soudan, voisin direct de l'Egypte, connaît également un mouvement de protestation contre le président Omar el-Béchir depuis décembre 2018. Ceci après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, en plein marasme économique.

    A Tunis, on manifeste aussi…

    Manifestations enthousiastes mais limitées, silence radio des responsables politiques: les Tunisiens regardent avec un intérêt teinté de crainte les manifestations en Algérie voisine. Le vent de contestation qui y souffle ravive à Tunis les souvenirs de l'euphorie de 2011. La Tunisie partage plus de 1.000 kilomètres de frontières avec l'Algérie, son seul voisin avec la Libye. Ce pays est plongé dans le chaos après sa révolution et cela a eu de graves répercussions sécuritaires et économiques sur Tunis.

    F. Z. T. avec agences

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc