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    Management: L’innovation au service de la mixité

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5470 Le 11/03/2019 | Partager
    De nouvelles démarches pour favoriser la féminisation de certains postes
    La réussite de cette approche passe par le renforcement de la confiance mutuelle
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    Les intervenants lors de la rencontre organisée par l’ambassade de France, Aalya Ghouli, directrice marketing de la BMCI, Myriam Lahlou Filali, DG de Pharma5, et Moncef Benabdeslam, DG de Capgemini Maroc, ont insisté sur l’importance de l’innovation managériale pour impliquer davantage les collaborateurs et renforcer leur sentiment d’appartenance à l’entreprise (Ph. Bziouat)

    Comment l’innovation managériale peut favoriser plus d’inclusion? C’est le thème choisi pour la rencontre organisée par l’ambassade de France au Maroc et les Femmes conseillères du commerce extérieur de la France, jeudi dernier à Rabat. Tenue la veille de la journée internationale de la femme, les intervenants lors de cette rencontre ont mis l’accent sur la nécessité de valoriser de nouveaux concepts de management, comme l’intelligence collective, le bien-être en entreprise, la créativité…

    Surtout face aux grandes mutations que connaît le monde du travail, grâce à la digitalisation des process et l’émergence de nouvelles pratiques, comme le télétravail. Aujourd’hui, l’innovation bouscule le management classique. Mais la réussite de ce virage requiert une série de prérequis, essentiellement le développement d’une confiance mutuelle et d’une meilleure écoute réciproque, selon les différents intervenants, ayant présenté leurs expériences dans ce domaine.

    Pour l’ambassadeur de France à Rabat, Jean François Girault, «une entreprise ne peut ignorer aujourd’hui l’innovation, qui reste une démarche indispensable pour pérenniser l’activité». Il a estimé qu’en matière de ressources humaines, «il n’est plus contesté que les équipes hétérogènes sont plus collaboratives et plus aptes à prendre des décisions équilibrées». Selon lui, «la diversité au sein des entreprises est un facteur de cohésion et de performance».

    Les intervenants lors de cette rencontre ont mis l’accent sur les expériences en matière d’innovation managériale, notamment pour favoriser plus de mixité au sein de leurs entreprises. Par exemple, le lancement en 2016 de la charte de diversité à la BMCI a été décisif pour le lancement de cette dynamique, a souligné Aalya Ghouli, directrice marketing, innovation digitale et stratégie du groupe.

    Elle a insisté sur le caractère volontariste de la politique RH, avec le lancement d’une série d’initiatives ayant permis de féminiser le conseil de surveillance. Selon elle, c’est ce qui a favorisé l’accès des femmes aux postes de responsabilité au sein de la BMCI, surtout ceux qui étaient jusque-là essentiellement masculins. L’apport de certaines pratiques, comme la discrimination positive, a été décisif.

    Les femmes cadres ont été également invitées à prendre la parole, lors des rencontres internes, autour de certains thèmes comme la maternité, la promotion des femmes, le leadership féminin… Mais «ces initiatives ne sont efficaces que si elles sont pérennes», a insisté Aalya Ghouli. Même constat chez Myriam Lahlou Filali, DG de Pharma5, qui a estimé que, pour la réussite de cette approche, «il fallait instaurer la confiance».

    Cela passe notamment par «de nouveaux rituels de management, comme le brainstorming, le team building…», a-t-elle dit. Actuellement, «les collaborateurs se sont approprié la démarche et y adhèrent». La DG de Pharma5 a mis l’accent sur la part importante des femmes dans l’entreprise qu’elle dirige. Elles représentent 55% des effectifs et les 2 tiers du comité de direction. Elle a fait savoir qu’un travail de réajustement a été mené pour certaines fonctions afin de pallier les disparités des salaires entre hommes et femmes.

    D’autres initiatives ont été également menées par la Fondation du groupe, comme la prise en charge des études des filles des collaborateurs. Certaines d’entre elles sont embauchées par Pharma5. Myriam Filali Lahlou a mis l’accent sur la démarche inclusive adoptée par ce laboratoire, consistant notamment à privilégier le recrutement des enfants des collaborateurs, en cas de compétences égales avec d’autres candidats pour un poste.

    De son côté, Moncef Benabdeslam, DG de Capgemini Maroc, la proportion des femmes était très faible au début de l’activité de cette entreprise. Surtout qu’il s’agit d’un «métier historiquement très masculin», a-t-il dit. Des initiatives sensibles au genre, lancées depuis 2013, ont permis d’améliorer la part des femmes dans les effectifs pour atteindre 44% en 2018. Mieux, «cette année, 55% des promotions concernaient des femmes».

    Bien-être

    «La nouvelle génération s’intéresse beaucoup au bien-être au travail et à l’esprit d’appartenance», le constat de Moncef Benabdeslam, DG de Capgemini Maroc, est partagé par d’autres intervenants. Ceux-ci ont mis l’accent sur l’importance d’impliquer davantage les collaborateurs dans la prise de décision. Benabdeslam a insisté sur l’apport de certaines initiatives, notamment la mise en place d’une sorte de «shadow cabinet» composé de jeunes, qui a pour objectif de challenger le comité de direction. Parmi les nouvelles pratiques introduites: le télétravail, qui permet d’assurer le bien-être des collaborateurs. L’expérience pilote a été menée au niveau de Rabat avant d’être généralisée au niveau du siège à Casablanca, a-t-il dit.

    M.A.M.

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