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    Cafés et restaurants s’attaquent à la formation de leur personnel

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5466 Le 05/03/2019 | Partager
    Deux conventions avec l’Anapec et la Chambre de commerce de Rabat
    Elles concernent le recrutement et la formation continue
    Avec 250.000 établissements, le secteur emploie plus d’un million de personnes

    Le secteur de la restauration constitue un gisement pour l’emploi des jeunes. Avec près de 250.000 cafés et restaurants à travers le pays, le secteur assure des postes à plus d’un million de personnes, selon les responsables de l’Association nationale des patrons des cafés et des restaurants au Maroc (ANPCRM). Une qualification et un accompagnement du secteur permettraient au secteur d’offrir encore plus d’opportunités.

    Pour y arriver, il est impératif de commencer par le renforcement des compétences du personnel. C’est l’objectif de deux conventions signées récemment à Rabat, par l’ANPCRM, avec l’Anapec et la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) de la région de Rabat-Salé-Kénitra.

    «Cet accord permettra à notre agence d’assurer l’accompagnement nécessaire aux membres de l’association, en vue de répondre à leurs besoins en recrutement, avec des profils à même de participer à l’amélioration de la qualité de leurs prestations», a précisé Abdelmounaim Madani, DG de l’Anapec.

    «En collaboration avec l’association, nous commencerons par une formalisation des emplois et métiers de ce secteur. Cela permettra par la suite de constituer des viviers, selon les besoins de chaque région, en vue d’éviter de tomber en rupture de main d’œuvre», explique Madani.

    En plus de la formation des nouvelles recrues, il est aussi important d’assurer une formation continue au profit du personnel du secteur déjà en activité. C’est l’objectif de la deuxième convention signée par Noureddine Harak, président de l’ANPCRM et Abdellah Abbad, président de la CCIS de la région de Rabat.

    «Nous sommes prêts à assurer la formation des membres de cette association, ainsi que  ceux d’autres secteurs, grâce à notre nouveau centre de formation hébergé au sein de notre Chambre», souligne Abbad.

    Cet accompagnement de l’Anapec et de la chambre de commerce de Rabat contribuera au développement du secteur, dont près 65% du personnel exerce actuellement son activité de manière réglementaire, en bénéficiant de ses droits sociaux: retraite, couverture médicale…, selon Harak. Il reste, cependant, beaucoup à faire afin d’assurer à tous ces salariés des conditions de travail adéquates.

    Plaidoyer pour une fiscalité simplifiée 

    La cérémonie de signature de ces deux conventions a été l’occasion pour le président de l’Association nationale des patrons des cafés et des restaurants au Maroc  de soulever certains problèmes, qui entravent le bon fonctionnement de ce secteur. «La fiscalité constitue notre principale préoccupation avec plus de 10 taxes communales et impôts», rappelle Harak. «Avec 20% de TVA et environ 10% pour le débit de boissons, nous nous retrouvons déjà avec une réduction de 30% de notre chiffre d’affaires», explique-t-il. En plus des taxes et du personnel, le fonctionnement d’un café nécessite des équipements et des matières premières, sans oublier d’autres charges, comme le wifi, les journaux et un abonnement aux chaînes TV de sport, pour un montant annuel dépassant 10.000 DH, ajoute le président de l’association. Pour ce dernier, avec une fiscalité simplifiée et «supportable», le secteur pourra assurer l’emploi à près de 2 millions de personnes. A ce titre, Harak a rappelé qu’un travail de plaidoyer dans ce sens a été entamé auprès des groupes parlementaires, ainsi que des départements ministériels concernés.

    Noureddine EL AISSI

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