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    International

    UE/USA: Nouvelles discussions commerciales

    Par L'Economiste | Edition N°:5466 Le 05/03/2019 | Partager
    Elles auront lieu le 6 mars à Washington
    Un accord de libre-échange sur les biens industriels au menu
    Des avancées avec la Chine

    La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, rencontrera son homologue américain, Robert Lighthizer, le 6 mars à Washington. Et ce, en vue d'un accord de libre-échange sur les biens industriels.

    En dépit de la pression de l’Allemagne, qui veut à tout prix échapper à des taxes sur les automobiles (un secteur vital pour son économie), la France continue de freiner l'ouverture de négociations de crainte de réveiller les opposants au libre-échange en pleine crise de «gilets jaunes» et à quelques semaines des élections européennes.

    La rencontre à Washington sera suivie, le 7 mars, d'une réunion entre le secrétaire général de la Commission et bras droit de Jean-Claude Juncker, Martin Selmayr, et Larry Kudlow, un des principaux conseillers économiques de Donald Trump.

    D'autres réunions auxquelles participeront des experts des deux parties auront également lieu jusqu'au 8 mars. A cette occasion, la Commission fera part des préoccupations de l'UE concernant les droits de douane punitifs imposés depuis juin 2018 par les Etats-Unis sur son acier et son aluminium et sur les conséquences possibles de l'enquête américaine sur les automobiles.

    Prête à riposter à d'éventuelles taxes sur ses voitures, elle a déjà préparé une liste de biens américains susceptibles d'être taxés en rétorsion, à hauteur de 20 milliards d'euros.

    Dans cette guerre commerciale, plusieurs fronts sont ouverts par les Etats-Unis, notamment avec la Chine. Les deux puissances seraient proches d'un accord pour mettre fin à leur bras de fer entamé l'an dernier par le président américain Donald Trump.

    La Chine serait disposée à abaisser les taxes douanières et à lever d'autres restrictions imposées aux importations agricoles, automobiles et chimiques américaines, détaille le Wall Street Journal. Le gouvernement chinois pourrait par exemple lever le seuil de participation maximum imposé à un groupe étranger dans une co-entreprise automobile et abaisser les tarifs douaniers dans l'automobile sous le seuil actuel de 15%. Pékin pourrait également augmenter ses achats de produits américains, notamment de gaz naturel auprès du groupe Cheniere Energy.

    Washington est aussi prêt à faire des concessions. Les autorités américaines ne seraient pas opposées à supprimer la plupart des sanctions infligées aux produits chinois l'an dernier. Il n’est pas exclu donc qu'un accord puisse être annoncé lors d'une rencontre aux alentours du 27 mars entre Trump et Xi Jinping, dans la foulée d'une tournée en Italie et en France du président chinois.

    Le yuan, enjeu clé des négociations

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    Donald Trump, qui accuse la Chine de sous-évaluer sa monnaie à des fins compétitives, s'est félicité d'avoir trouvé un compromis sur la devise. Les Etats-Unis ont fait du cours du yuan un enjeu crucial de leurs négociations commerciales avec le géant asiatique, inquiets de le voir dévaluer sa monnaie pour avantager ses exportateurs. Mais l'encadrement par Pékin du marché des changes reflète une réalité plus complexe. L’exigence d'un yuan stable est paradoxale, de l’avis de certains experts. Car la Chine n'a pas nécessairement intérêt à une devise trop faible, et les pressions à la baisse sur le yuan sont largement alimentées par la conjoncture aux Etats-Unis et les relèvements des taux américains.

    F. Z. T. avec AFP

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