Régions

Essaouira/Congrès des territoires innovants: La jeunesse appelée à plus d’engagement

Par Joséphine ADAM | Edition N°:5464 Le 01/03/2019 | Partager
Parcours réussis d’acteurs issus du terrain
Dans le monde associatif comme dans l’entreprise
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La question de l’engagement citoyen était au programme du Congrès international des territoires innovants d’Essaouira. De nombreux jeunes étaient réunis à Dar Souiri pour écouter ceux qui ont osé agir (Ph. Mokhtari)

La question de l’engagement citoyen était au programme du Congrès international des territoires innovants d’Essaouira. Réunis à Dar Souiri, en présence d’André Azoulay, les participants à ce café politis ont pu s’inspirer de parcours réussis d’acteurs issus du terrain. Auteur et acteur associatif de premier plan, Ahmed Ghayat, en maître de cérémonie, a rappelé combien «notre jeunesse est capable de nous donner beaucoup de leçons».

Plus que des leçons, il s’agissait surtout d’un partage d’expériences, en espérant qu’elles soient inspirantes. Mounir Aznail est un autre prolifique acteur associatif, coordinateur de Morocco L’Ghedd, un label qui fait le lien entre 11 associations portées par des jeunes d’Essaouira, Marrakech, Fès, Oujda… jusqu’à Paris 18e.

«Nous avions l’habitude de nous rencontrer et d’échanger lors d’événements. Du coup, on s’est mis à se comprendre. Nous avions les mêmes ambitions mais nous travaillions chacun de notre côté. Voilà comment est venue l’idée de nous réunir sous ce label afin d’avoir plus de poids pour transformer nos idées en actions» explique-t-il.

Ensemble, ils imaginent «l’arbre aux livres», une action pour inviter les jeunes à lire en accrochant des ouvrages à des arbres, ou encore «l’hommage aux forces de l’ordre» le soir du 31 décembre dernier. Pour Aznail, l’engagement est une obligation. «Si on ne fait rien, c’est laisser la place à des actions qui ne sont pas forcément en notre faveur. Les choses se font de toute façon, alors autant y prendre part».

Celui qui est en train de digitaliser l’administration marocaine, Tarik Fadli, le patron d’Algo Consulting, est un autre parfait exemple de réussite. Ce pur produit de l’école publique marocaine est parti de Benslimane, sa ville natale, pour vivre son rêve américain.

«Passionné d’informatique, j’ai tout mis en oeuvre pour faire mes études aux Etats-Unis, en pensant que j’allais y faire ma vie. J’avais juste assez d’argent pour les 3 premiers mois d’université. J’y suis resté 10 ans». Puis un retour au Maroc pour quelques jours de vacances remet tout en question. Celui qui est, en Amérique, le plus jeune architecte de solutions chez Microsoft, remet les compteurs à zéro à 28 ans en revenant au pays. «J’ai subi un choc culturel lié au travail, mais j’ai vu les opportunités». Il lance, avec 10.000 DH, sa première entreprise, une startup qui opère dans la transformation digitale.

Douze ans plus tard, il est derrière la dématérialisation des services des administrations et du système de billetterie d’Al Boraq. «Quatre ans de travail jour et nuit pour décrocher ce marché public», se rappelle-t-il. Autant de messages destinés à motiver les jeunes qui ont souvent du mal à trouver du sens à l’engagement.

J.A.  

 

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